Quantcast

En deux mots...

Auto portrait

Ce que j'aime par dessus tout : mes enfants, mon travail, la littérature, danser le rock et le madison, buller dans mon appart, aller à un cours de step

Ce que je n'aime pas : devoir prendre l'avion, croiser un chat, être en panne (de voiture, d'ordinateur...)

Ce qui me rend agressive : être dérangée au téléphone par des gens qui veulent me vendre une cuisine, une assurance vie, un nouveau forfait téléphonique...

J'aime les gens : chaleureux, qui me font rire, qui me protègent, qui ne se prennent pas au sérieux, les gens tendres et gentils, spontanés


Ce qui m'épate : la technique (le téléphone qui sonne, la lumière qui s'allume...)

Ce qui me déconcerte : la nature humaine
  

Au fil du temps

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Crée ton Blog

Rentrée littéraire 2008

Vendredi 4 décembre 5 04 /12 /Déc 00:06

."J'ai lu quelque part que chacun d'entre nous a un niveau moyen de bonheur bien à lui qui, comme une sorte de pouls, reste plus ou moins constant tout au long de sa vie. On peut le faire remonter en tombant amoureux et le faire redescendre en cessant de l'être ; la réussite peut l'augmenter et les échecs le diminuer. Mais, pour finir, il reviendra toujours à son point de départ. Quleques jours, quelques semaines ou quelques mois après l'événement, quelle qu'en soit la nature, votre vie retourne au quotidien, à l'entre-deux, à cet état anodin, aux faibles variations d'amplitude, que les gens ont à l'esprit quand ils disent qu'ils vont "bien".

James se casse la cheville en courant pour répondre au téléphone. Peu après, Ingrid, sa compagne le quitte, car elle change de boulot et surtout de quartier. Or il refuse de la suivre et c'est seule qu'elle va donc rejoindre un nouvel endroit d'Amsterdam, où elle est hébergée par ses parents.

Fréquemment troublé par les trous de mémoire qui l'assaillent, son immobilité forcée et sa nouvelle solitude lui permettent de passer beaucoup de temps à réfléchir à son existence. Il ressort de sous son lit des cartons avec tous ses souvenirs classés par année. Souvenirs qu'il relit grâce aux journaux qu'il tenait à l'époque. Quand il ouvre la quatrième boite, il trouve à l'intérieur un petit coffre où sont rangés, James le sait, trois cahiers qui  racontent sa vie  d'octobre 1991 à octobre 1994 à l'université de H. Mais impossible de retrouver la clé ouvrant ce coffre. Or James est convaincu qu'il lui est arrivé quelque chose d'important pendant ses trois ans mais il ne sait plus quoi...

Il décide alors d'écrire ses mémoires, en espérant rassembler ses souvenirs, mais des mémoires à l'envers, ainsi il commence par raconter les cinq ans passés avec Ingrid et leur rencontre.

 

Puis il emménage dans une drôle de demeure... en échange de travaux...

Mieux vaut ne pas trop en dire et vous laisser découvrir ce roman qui m'a beaucoup plu. Faisant la part belle au temps qui passe, il m'a souvent émue et je l'ai trouvé   super bien écrit. Cependant il n'est pas d'un abord  facile, il faut être concentré pour le lire car comme le personnage principal, on se perd parfois dans les dédales de ses pensées. Mais toujours avec bonheur !

 

Le très beau billet de Yspadadden, qui elle aussi a été conquise, sur le site Lecture Ecriture.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 5 juillet 7 05 /07 /Juil 00:59
A mon sens le meilleur roman de la rentrée littéraire 2009, couronné par les prix Fnac, Giono et Médicis. Dommage qu'il ait raté le Goncourt qu'il méritait amplement, selon moi.  Mais il est vrai que j'aime de moins en moins le choix des Goncourt et cela est conforté encore par le fait que le jury  n'ait pas choisi ce magnifique livre, si loin des autofictions complaisantes et nombrilistes, un récit riche, fort,  qui a demandé un vrai travail de documentation à son auteur. Bien que cet écrivain si talentueux  vive dans la même ville que moi, je ne l'ai jamais croisé. Il  avait dans ses tiroirs ce texte, refusé il y a dix ans, qu'il a fini par ressortir, poussé par des amis. Refusé à nouveau par plusieurs éditeurs, les éditions Zulma ont heureusement mis fin à cette série noire pour l'honneur de la littérature et notre plus grand bonheur.

Mais de quoi parle ce magnifique texte ?

D'un homme Éléazard, correspondant de presse, vivant exilé au Brésil, avec très peu de travail. Alors il s'attelle à une tâche : la lecture de la biographie d'un jésuite du 17ème siècle qui a réellement existé Athanase Kircher et dont on lui demande de vulgariser le texte pour le rendre lisible par tout un chacun. La lecture de ce manuscrit est l'occasion pour lui de revenir sur sa vie. Il vient de divorcer d'Elaine,  partie faire une expédition scientifique avec des amis,  et dont il est toujours amoureux. Ils ont une fille Moena qui ne pense qu'à sa dose de drogue et à sa petite amie. Ajoutez à cela un jeune infirme qui veut se venger, un drôle de gouverneur, et quelques autres personnages cocasses.

Bref, c'est beau, foisonnant, brillant, à la fois roman d'aventures, et récit initiatique,  histoire d'amour, et livre baroque. Tout amateur de littérature se doit de lire ce texte. Et il faut bien les vacances pour le faire car ces 700 pages qui se lisent très vite sont malgré tout très érudites et demandent de l'attention. Et la bonne nouvelle c'est que je suis ENFIN en vacances et bien contente de l'être ! Mon programme : farniente, lecture et piscine sous le soleil je l'espère, entre deux cours de step, un peu de rangement, quelques footings et avant de partir en Vendée le mois prochain ! Elle est pas belle la vie ?

Le très beau billet d'Amanda

Ce qu'en disent les éditions Zulma

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 26 juin 5 26 /06 /Juin 02:41

Ce l ivre est le dernier d'une trilogie et pourtant c'est par lui que j'ai commencé et je vais m'empresser d'emprunter les deux premiers exemplaires tant j'ai aimé l'histoire de cet homme, arrivé au faite de sa vie dans ce tome 3, agent immobiler qui fait le bilan d'une vie remplie par des divorces, la mort d'un enfant, , et  le cancer qu'il affronte en ce moment en mesurant la fragilité de son existence.

Personnage très attachant, il m'a fait penser à un ami que j'ai perdu de vue et qui avait ce sens de la dérision, cet amour et cette passion de la vie, cette grande sensibilité et de nombreux doutes intérieurs, que je ressentais parfois sans qu'il en parle ou dont il me faisait part. Un double de moi même en fait !

Et oui, qu'avons nous fait de nos vies ? Toujours un peu en avance sur mes semblables, ce qui n'est pas forcément un bien, je commence déjà à penser à cette deuxième partie de vie qui pointe le bout de son nez et est l'heure des douloureux bilans..

J'ai donc beaucoup beaucoup aimé ce portrait d'homme, hanté par son passé, tenaillé par son présent et inquiet de son avenir. Avec toujours en filigrane un amour de la vie intact et une autodérision qui fait sa force. Richard Ford est un auteur talentueux qui nous entraîne dans une écriture puissante qui donne de la force à son récit.

J'ai dévoré ce livre et vais maintenant aller voir ce que cet homme était à 30 ans, puis à 40... Un retour en arrière bien sympathique !

Lecture Ecriture a consacré un dossier  fort intéressant sur cet auteur.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 5 juin 5 05 /06 /Juin 02:22

Un brillant avenir, c'est ce qu'on souhaite tous à nos enfants...

Il en est de même pour Helen, la mère d'Alexandre. Elle protège ce fils unique et chéri, à tel point qu'elle est particulièrement attentive et soucieuse de sa vie sentimentale et s'attache notamment à observer et analyser ses compagnes potentielles. Si les deux premières femmes qu'il a aimées lui convenaient parfaitement, il n'en est pas de même de la troisième : une Française qui ne lui inspire guère confiance. Elle et son mari préviennent Alexandre : s'il l'épouse, elle lobligera à la suivre en France et quid du bel avenir qui s'offrait devant lui... Mais comme sa mère 25 ans plus tôt, Alexandre suit son instinct et épouse Marie contre l'avis de ses parents. Helen, en effet, lorsqu'elle était encore jeune et vivait en Roumanie, se marie contre l'avis de ses parents à Jacob, un juif dont elle est follement amoureuse et avec qui elle émigre aux États-Unis. L'histoire se répéterait-elle ?

La première fois que j'ai ouvert ce livre, je n'ai pas accroché. Mais devant l'enthousiasme de Martine et Nathalie, je me suis dit qu'il fallait que je fasse un deuxième essai. Cette seconde fois fut la bonne, cette histoire habilement construite m'a séduite. Les lycéens lui ont d'ailleurs attribué le Prix Goncourt  2008. L'occasion de s'interroger sur les rapports mère fils, sur l'accueil d'une belle fille dans sa famille, sur la répétition de l'histoire, sur le droit des parents à choisir une vie pour leurs enfants. Et sur le destin individuel de chacun.

Une histoire toute simple mais si bien racontée qu'on tourne les pages captivé par ce roman.

"Une bouleversante saga", selon Télérama

  L'avis de Carnets de lecture

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 20 mai 3 20 /05 /Mai 00:03

Li Guangtou et Song Gang sont frères. Enfin il s'agit plutôt de faux frères dans la mesure où ils n'ont aucun lien de sang. C'est juste que la mère de Li Guangtou se marie avec le père de Song Gang, lorsque celui ci perd sa femme. Quant à elle, elle est veuve depuis que son Mari s'est noyé dans une fosse à purin en matant les fesses de jeunes femmes. Elle en garde d'ailleurs une grande honte. Mais sa vie va changer lorsqu'elle refait sa vie avec Song Fanping, instituteur du village où ils vivent en Chine. Leurs deux fils deviennent bientôt inséparables et assisteront impuissants à la révolution culturelle qui traverse ce magnifique roman et leur vie.

Voilà une très belle découverte faite grâce à Françoise, du club lecture de Fleury. C'est une véritable odyssée de la Chine qui se déroule sous nos yeux, avec une écriture pleine d'humour mais qui sait restituer aussi les drames et les injustices de cette période. La description de ces moments horribles,  d'une grande cruauté,  fait froid dans le dos, notamment les séances de lutte critique. Et  j'en reviens toujours à me demander ce qui peut pousser les hommes à faire preuve de tant de cruauté et de folie.

700 pages certes mais qui se lisent d'une traite.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 8 mai 5 08 /05 /Mai 03:16

Chaque été , les Dutilleul, famille de notables, organise une grande fête, où sont réunis enfants, domestiques et invités de prestige. C'est l'événement à ne pas manquer et que chacun attend et prépare avec une grande impatience et une grande effervescence. Charlotte et Geneviève, les deux filles de la famille, ne sont pas en reste.

Mais cette année, la fête va être gâchée par trois événements dramatiques au premier rang desquels la mort de Jean Jaurès. Le second qui surprend tous les invités est le meurtre d'un homme par monsieur Dutilleul. Quant au troisième...

Jusqu'où va aller cette famille de la bonne société pour sauver son honneur, c'est toute la question de ce livre. Jusqu'où vont aller "les petits sacrifices" ? Les filles de la famille, élevées très sévérement par Marie, leur mère, vont payer le prix fort de cette éducation rigoureuse.

Un livre découvert grâce à Martine, la bibliothécaire de Fleury, pour qui ce roman a été un véritable "choc".Même si j'avoue que la fin m'a un peu déçue, je dois dire que j'ai dévoré ce roman. La première moitié notamment est très prenante et j'ai beaucoup aimé en toile de fond le départ pour la première guerre mondiale des hommes et les ravages que cela entraîne aussi dans les destins individuels.

Un livre qui donne envie de découvrir d'autres romans de Caroline Shers comme "La maison Tudaure" ou "Tombent les avions", prix du premier roman 2004.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 24 avril 5 24 /04 /Avr 00:19

Alors qu'il s'apprête à partir en voyage pour la première fois de sa vie, avec sa femme Sarah, le narrateur de ce récit, âgé de 60 ans, surnommé depuis son plus jeune âge Lucy, revient sur sa vie à Thomatson, une petite bourgade près de New York, où il a toujours vécu.

Énormément d'amour et de tendresse émanent de ce magnifique roman, grande fresque familiale et amoureuse. Je me suis arrêtée sur de nombreux passages que j'ai trouvés superbes. Car Richard Russo sait avec talent restituer les silences, les doutes, les interrogations, les peurs,  le désir, la méchanceté, ou encore la bonté ou l'empathie.

Le récit de la vie de cet homme m'a beaucoup touchée. Sa sensibilité, ses relations amicales, amoureuses, ou familiales, les dialogues entre lui et sa mère, le regard de cet adulte mature qui revient sur l'enfant qu'il a été et les relations qu'il a eues avec son entourage sont tout simplement émouvants. A travers le récit de sa vie, c'est aussi celle de ses parents que nous livre le narrateur, et notamment le personnage de son père, et de sa lente ascencion sociale.  Mais la mère n'en est pas pour autant absente. Il dresse un portrait sensible d'elle et des personnage ou des événements qui ont marqué sa vie, et notamment de son ami d'enfance, qui a un rôle clé dans sa vie. L'écriture est à la fois sobre et riche, et le récit lent et intimiste comme je les aime.

Déjà séduite par la première partie du roman, j'ai carrément été bouleversée par la deuxième, me régalant de cette façon délicate qu'a l'auteur de nous révéler la problématique des uns et des autres, leurs secrets, de revenir sur les actes manqués et la complexité des êtres.

Ce livre est le dernier de la sélection Elle que j'avais à lire, je la finis donc en beauté et non sans une certaine nostalgie.

Ce qu'en disent les jurées du grand prix des lectrices de Elle ici

Pour suivre le prix des lectrices de Elle, retrouvez le blog du grand prix des lectrices.

 
"Curieux comme notre perception du destin change au cours d'une vie. Jeunes, nous croyons ce que croient les jeunes, que tout dans l'existence est affaire de choix. Nous avons une centaine de portes devant nous, nous choisissons d'en ouvrir une, puis il en arrive encore cent, et il faut recommencer. Nous choisissons ce que nous ferons, mais aussi qui nous serons. Sans doute le bruit de chacune de ces portes qui, au fur et à mesure, se referment derrière nous devrait-il nous troubler, mais non. Même si elles se ressemblent et nous amènent au même endroit. Il s'en trouvera à l'occasion quelques unes de verrouillées, mais qu'importe, puisque tant d'autres ne le sont pas. Le choix lui même n'est peut-être qu'une illusion, mais nous n'en tenons pas compte. Nous sommes trop curieux de savoir ce que cache la prochaine [...] Mais il est un moment où tout cela change. Fruit de la déception et de la répétition, le doute remplace la curiosité. De guerre lasse, nous commençons à situer le vrai, à comprendre que les portes sont plus nombreuses derrière qu'il n'en reste devant."

 

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 18 avril 6 18 /04 /Avr 02:31

Ce livre part d'un constat mathématique :

 

"Les nombres premiers ne sont divisibles que par un et par eux mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair". Mattia, jeune garçon brillant et surdoué, est passionné de chiffres.  "À un cours de première année, Mattia avait appris que certains nombres premiers ont quelque chose de particulier. Les mathématiciens les appellent premiers jumeaux : ce sont des couples de nombres premiers voisins, ou plutôt presque voisins, car il y a toujours entre eux un nombre pair qui les empêche de se toucher vraiment. Des nombres tels que le 11 et le 13, tels que le 17 et le 19, le 41 et le 43".

Mattia pensait qu'Alice et lui étaient deux nombres premiers jumeaux. En effet, tous les deux sont des êtres solitaires et étranges. Alice, lorsqu'elle était enfant, détestait l'école de ski auquel son père l'inscrivait tous les ans. Elle en gardera d'ailleurs des séquelles : une jambe avec laquelle elle boite suite à un accident de ski. Refusant par ailleurs la nourriture, elle a des relations troubles avec ses camarades de classe, empreintes d'humiliation et de sadisme, notamment de la part de Viola, qui ne la ménage pas. Mattia, quant à lui, a eu une enfance difficile aussi : élevée avec sa soeur jumelle qu'il adore, elle est cependant parfois pour lui un poids car Michela est handicapée mentale. Il n'a pour ainsi dire pas de copain si ce n'est Denis, un jeune garçon homosexuel. Alice et Mattia vont se retrouver dans le même lycée, s'attirer, se chercher, se perdre, et se retrouver.  Ces deux êtres blessés semblent comme aimantés.

Il y a chez ces jeunes gens quelque chose d'effrayant, une profonde souffrance, qui rendent enseignants et parents perplexes et la première partie de ce livre particulièrement pesante et oppressante. Puis dans la seconde, l'atmosphère se détend, on respire un peu. Ce roman m'a malgré tout laissé un sentiment de malaise, tant la personnalité de ces adolescents est perturbée, non seulement les deux protagonistes mais aussi les jeunes qui les entourent. Pourtant il a retenu mon attention  tant l'écriture est lumineuse. C'est un premier roman talentueux et très prometteur. Une grande force émerge de l'écriture et l'intrigue est originale et bien construite. Bref, à découvrir.

Prix Strega 2008, l'équivalent de notre Goncourt.

Le très beau billet de Sylvie de chez Lecture et autre.


images-fille-sans-qualit--.jpgSi vous avez aimé ce roman, vous aimerez La fille sans qualités  de Julie Zeh

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 12 avril 7 12 /04 /Avr 02:20

"Dans mon milieu, ce n'est pas très bien vu les livres"


Voici un petit livre revigorant, rafraichissant, aux dialogues magnifiques, découvert grâce à Françoise.

Marguerite va bientôt fêter ses 86 ans. Elle passe beaucoup de temps dans un parc, à compter les pigeons. Activité qui la rapproche de Germain, qui a pour habitude de le faire également. "Ca me change la vie de l'avoir rencontré Marguerite. Avoir quelqu'un à qui penser avec plaisir, quand je suis seul -quelqu'un d'autre que moi je veux dire- ça fait drôle. J'en ai pas l'habitude. Je n'avais jamais eu de famille avant elle." Germain est ce qu'on peut appeler un laissé pour compte, quelqu'un dont l'existence n'est pas toujours drôle, avec sa mère qui lui parle mal, son père qu'il n'a jamais connu, ses copains du bistrot qui le prennent pour un imbécile et sa caravane dans laquelle il vit au fond du jardin. Et puis Annette avec qui il entretient des relations épisodiques.

Alors entre ces deux êtres, une amitié magnifique va naître et entre Germain l'analphabète et Marguerite, la cultivée, vont se rapprocher deux solitudes. Et Marguerite va faire la lecture à Germain, en commençant par le magnifique roman de Camus "La peste".

Ce livre est très beau : il parle de la vieillesse, de la solitude, de l'amitié, il est superbement écrit avec des passages plein de tendresse, d'émotion, de philosophie. Il dit doucement des expériences de vie très dure. C'est toute la vie de Germain qui va défiler à travers ce livre. Et  Germain parle comme il pense, c'est à dire avec beaucoup de bon sens.

La fin est superbe, pleine d'optimisme.Prenez le temps de découvrir ce très beau roman qui dit à travers ces deux portraits beaucoup plus que de grands discours, avec tendresse et émotion.

J'aime beaucoup le résumé qu'en fait Clarabel

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Lundi 23 mars 1 23 /03 /Mars 00:08

Le destin d'une famille de colons à Alger, au moment de l'indépendance.

On ouvre ce roman pour ne plus le lâcher !

C'est tout d'abord un récit magnifique sur l'histoire de l'Algérie, le drame de la décolonisation et des exactions qu'elle a engendrées dans les deux camps, le retour des "pieds noirs" en France, un hommage à cette terre, "notre" terre mais aussi la leur, celle des Algériens.

C'est ensuite un roman dont l'habileté tient à mon sens à la façon de raconter ce moment de l'histoire de façon polyphonique, en faisant appel à six personnages d'une même famille, puisque même Fatima, la domestique kabyle, a un lien indéfectible aux Saint André, à ce couple mal marié et à leurs trois enfants, aux destins différents.

C'est enfin une écriture qui coule, fluide, musicale, où la tragédie des uns et des autres est mise en valeur par les reprises, les changements de rythme, les passages en italique. Même si parfois j'aurais aimé que les personnages décrits soient moins méchamment caricaturés, il n'en reste pas moins que Mathieu Belezi a su brosser de magnifiques portraits qui servent l'histoire et interrogent sur la colonisation, les guerres d'indépendance, le déracinement, la douleur de l'exil, et l'impossible oubli.

Ce roman de la fin de l'Algérie française reste pour moi une lecture particulièrement marquante. À la fois sobre et pudique, il dit en même temps beaucoup et je pense qu'il parlera aux jeunes générations comme à celles qui ont vécu cette douloureuse période de l'histoire de France.

Essel a été enthousiasmée elle aussi.

Ce qu'en disent les jurées du grand prix des Lectrices de Elle ici.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2008
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

News et Incontournables

Ce blog ne regroupe que les romans
que j'ai aimés, à la folie (5 étoiles),
passionnément (4 *)
 ou tout simplement beaucoup (3 ***)


Coup de coeur de la décennie :
La voleuse de livres


Mes sept derniers coups de coeur

D'autres vies que la mienne
Le pont des soupirs
Le cercle littéraire des amateurs...
Va chercher : une enquête de Chet et Bernie
L'année brouillard
Cristallisation secrète


Derniers coups de coeur Jeunesse :

Miss Charity
Qui es tu Alaska ?
La déclaration l'histoire d'Anna
La résistance l'histoire de Peter
Le chagrin du roi mort

Derniers coups de coeur manga/bd

Gemma Bovery
Death Note
I's
Persepolis
Ma maman est en Amérique...
Tamara Drewe
Rosalie Blume


undefined 
Ma bibliothèque sur Babelio




undefined


  

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés