Sacha vit seul avec sa maman. Plutôt du style cancre, il a redoublé sa sixième au grand dam de sa mère et de sa grand mère : "ça a été un drame national. Il a fallu que je jure à mamie sur sa tête que j'allais me mettre sérieusement au travail. Malgré ma promesse, ma deuxième année de sixième a été à peine meilleure que la première mais je suis quand même passé." Il se retrouve souvent seul le soir car sa mère travaille beaucoup et sa grand-mère n'habite plus sur place. Il est fasciné par Mathias, le "caïd" du collège qui lui propose de s'associer à sa bande et de leur servir de "guetteur" dans un premier temps. Il est à la fois très fier d'être élè et un peu inquiet tout de même. Il sent bien que ce que fait Mathias n'est pas tout à fait recommandable... Mais difficile de faire marche arrière. Heureusement qu'un homme qui n'a pourtant pas bonne réputation, surnommé Spinoza, ancien taulard et patron du café proche de son domicile veille sur lui et le tire d'un bien mauvais pas le jour où les policiers interviennent. Il lui propose alors un deal : garder le silence à condition que Sacha l'aide dans son bar et à condition surtout qu'il se mette au travail.
Beaucoup de réalisme dans l'analyse des relations familiales et surtout dans le rôle de la grand-mère, un regard sur l'absence de père qui pèse à Mathias et beaucoup d'optimisme et de chaleur humaine font de ce petit roman un livre plein d'humour et de tendresse qu'on peut lire dès huit ans et idéal pour les jeunes collégiens. Il fait d'ailleurs partie de la sélection 2005/2006 des livres du Plams (Prix Littéraire pour les élèves de 6ème d'Orléans La Source) où il a toute sa place. Sylviane Jaoui mériterait pleinement de remporter ce prix décerné par les jeunes eux mêmes.
"Spinoza et moi" de Sylvaine JAOUI, Casterman Cadet (Romans), 130 p.
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Dans la
classe de Benjamin, juste devant lui, est assis Charles : "Charles a un prénom de vieux, des habits de vieux. Mais c'est pas un vieux. C'est un type de ma classe". Personne ne
lui adresse jamais la parole, sauf pour lui demander une feuille ou un crayon, qu'on ne lui rend jamais. Lorsque la classe part en voyage scolaire pour l'Espagne, le car s'en va en
l'oubliant à Figueras, devant le musée Salvador Dali. "S'il n'existait pas, ce serait pareil". Personne ne s'occupe de lui.
Dans la famille
Briard, je demande... Vous avez le choix, trois enfants constituent cette famille et Brigitte Smadja a eu la bonne idée de leur consacrer un livre à chacun : Joseph 8 ans dans la collection
"Mouche" -le seul que je n'ai pas lu-, Margot, 12 ans dans la collection "Neuf" et Jenny, 15 ans, dans la collection "Médium".
"Je suis clouée au sol, les doigts de pied en
éventail et chaque ongle peint d'une couleur de l'arc en ciel" : voilà bien résumé le portrait de Margot, jeune adolescente de 12 ans, en classe de
cinquième, marrante et extravertie, qui ne pense qu'à se teindre les cheveux ou à la tenue qu'elle va porter pour la fête de l'année à laquelle sa mère lui interdira d'aller
pour avoir monopolisé la salle de bains pendant des lustres !
Jenny,qui est l'aînée et a 15 ans, est bien différente de
Margot. Taciturne, introvertie, les fringues ne l'intéressent pas et elle traîne inlassablement sa vieille parka verte. Toujours mal coiffée, on a l'impression qu'elle fait tout pour
s'enlaidir, l'image type de l'adolescente renfrognée et mal dans sa peau. Sans désir, elle accumule l'argent qu'on lui donne aux fêtes ou anniversaires car elle ne voit pas
l'utilité d'acheter quelque chose. Mais Stan, qu'elle rencontre dans un bar et dont elle tombe éperdument amoureuse, en aurait bien besoin...
Verte a été élevée dans une famille où on est sorcière de mère en fille. En ce qui la concerne, c'est Anastabotte, sa grandmère, qui a fait son éducation. Quant à
Ursule,sa mère, elle a tenu sa fille à l'écart de son père pendant 10 ans. Jusqu'au jour où Verte, forte de ses pouvoirs de sorcière, a retrouvé Gérard, son père.


Ont écrit...