Dylan est un adorable petit
garçon qui aime tirer des pénalties. Mais la ville qu'il habite est quasiment déserte et il n'a guère de copain pour jouer avec lui au football. Il est même le seul garçon à l'école
primaire !
Son père tient un garage "L'oasis automobile" mais les journées y sont particulièrement calmes, car personne ne sait où est Manod -aucun panneau indicateur de cette ville sur la nationale
qui y mène- et, parmi les quelques habitants, aucun ne passe par le garage, celui ci n'étant pas central. Enfin les demoiselles Selwood, qui sont un vrai danger public lorsqu'elles
conduisent, font que les gens préfèrent se déplacer à pied et n'ont donc guère l'occasion de faire réparer leur voiture ! Sa grande passion en dehors du football sont les tortues Ninja, ce qui
fait que Lester, un homme passionné d'art et responsable d'une galerie, va prendre Dylan pour un génie lorsqu'il l'entendra parler de Raphaël, pensant qu'il fait référence au peintre, alors que
celui ci parle de ses tortues !
Car ce petit village sera chamboulé par l'arrivée de cet homme et de ses tableaux qui atterissent là suite à la fermeture de la National Gallery , alors que son père finit par partir en
"voyage d'affaires" car le garage n'est pas rentable ce qu'il a du mal à assumer. Alors Dylan va faire l'impossible pour que le garage prospère et que son père revienne. Tout en profitant de
l'honneur fait à Manod, lieu considéré comme "confidentiel et sûr" d'accueillir toutes ces oeuvres d'art.
Un petit bijou d'humour et de fantaisie, un personnage à la Sempé avec l'épisode du copain cambrioleur, de l'aide qu'il apporte au garage en tenant le registre - c'est plus prudent que
faire une vidange !-, l'admiration et l'amour qu'il porte secrètement à son père qui répare tout -y compris la mer trop froide. Des passages à la fois drôles et tendres. Avec une belle part
faite aux oeuvres d'art et aux artistes. Voilà un livre original qui m'a fait passer un excellent moment.
L'avis élogieux du blog de la SFL et de Lireado
Par clochette
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Publié dans : Jeunesse 8-12 ans
3
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"Haïku : court poème d'origine japonaise composé de 17 pieds répartis en 3 lignes de 5, 7 et 5 pieds"
Gaspard a du mal à passer inaperçu au centre aéré, d'une part parce qu'il est roux, mais aussi parce qu'il n'est pas arrivé le premier jour comme tous les autres mais le jeudi car sa mère "à
l'ouest depuis des mois" avait oublié quand démarrait le stage.
Une fois sur place, il apprend que les enfants sont répartis dans des ateliers théâtre, jardinage, expression corporelle ou tricot. Chacun doit aussi indiquer sur une feuille la passion qu'il
souhaite partager avec les autres, afin que chacun dirige un atelier de son passe-temps favori. Alors Gaspard s'entend répondre : "J'aime bien écrire des haïkus". Les haïkus
c'est ce qui le rapproche de son père, qui va souvent au Japon pour son travail et qui ne vit plus avec eux. Pourtant Gaspard ne souhaite a priori pas partager cette passion, réservée jusque là
à son petit frère.
Un petit bijou que ce roman jeunesse qui se lit en à peine une heure. À l'humour du début, avec le départ contre son gré au centre aéré et la description du centre et de l'enthousisme presque
forcé des monos, succèdent la découverte de l'amitié avec Yacine, Candice et même celui qu'on surnomme "Bruce Lee", l'amour aussi avec Félicie. Un magnifique roman d'apprentissage, sur le chagrin
et le deuil, ou comment la littérature et la poésie peuvent soulager les douleurs de l'existence. Un très beau roman, plein de tendresse et d'émotions.
Un petit roman qui noue la gorge mais distille aussi plein de moments de bonheur, à mettre d'urgence dans le panier de Karine pour son Plams 2009.
Ma vie en dix-sept pieds de Dominique MAINARD, Ecole des Loisirs (Neuf), Mars 2008, 8.50 €
Par clochette
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Publié dans : Jeunesse 8-12 ans
8
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Vendredi 7 septembre 2007
Dans la
classe de Benjamin, juste devant lui, est assis Charles : "Charles a un prénom de vieux, des habits de vieux. Mais c'est pas un vieux. C'est un type de ma classe". Personne ne
lui adresse jamais la parole, sauf pour lui demander une feuille ou un crayon, qu'on ne lui rend jamais. Lorsque la classe part en voyage scolaire pour l'Espagne, le car s'en va en
l'oubliant à Figueras, devant le musée Salvador Dali. "S'il n'existait pas, ce serait pareil". Personne ne s'occupe de lui.
Jusqu'au jour où la maîtresse annonce aux élèves que Charles a eu un accident suite à une chute dans les escaliers et qu'il est à l'hôpital. Comme Benjamin habite juste à côté de
chez lui, bien qu'il ne fasse jamais le chemin avec lui, il est chargé d'aller lui porter les devoirs quand il sort de clinique. Il va alors découvrir un Charles qu'il ne soupçonnait
pas...
Un petit roman très facile à lire, tout plein de tendresse, sur l'indifférence qu'on peut porter aux autres, sur la perception parfois injuste qu'on en a, sur la naissance de l'amitié. Une petite collection très sympa avec de magnifiques illustrations.
D'autres romans du même auteur comme La chauffeuse de bus tout aussi attachant
sont à découvrir.
Par clochette
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Publié dans : Jeunesse 8-12 ans
2
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