Dylan est un adorable petit
garçon qui aime tirer des pénalties. Mais la ville qu'il habite est quasiment déserte et il n'a guère de copain pour jouer avec lui au football. Il est même le seul garçon à l'école
primaire !
Son père tient un garage "L'oasis automobile" mais les journées y sont particulièrement calmes, car personne ne sait où est Manod -aucun panneau indicateur de cette ville sur la nationale
qui y mène- et, parmi les quelques habitants, aucun ne passe par le garage, celui ci n'étant pas central. Enfin les demoiselles Selwood, qui sont un vrai danger public lorsqu'elles
conduisent, font que les gens préfèrent se déplacer à pied et n'ont donc guère l'occasion de faire réparer leur voiture ! Sa grande passion en dehors du football sont les tortues Ninja, ce qui
fait que Lester, un homme passionné d'art et responsable d'une galerie, va prendre Dylan pour un génie lorsqu'il l'entendra parler de Raphaël, pensant qu'il fait référence au peintre, alors que
celui ci parle de ses tortues !
Car ce petit village sera chamboulé par l'arrivée de cet homme et de ses tableaux qui atterissent là suite à la fermeture de la National Gallery , alors que son père finit par partir en
"voyage d'affaires" car le garage n'est pas rentable ce qu'il a du mal à assumer. Alors Dylan va faire l'impossible pour que le garage prospère et que son père revienne. Tout en profitant de
l'honneur fait à Manod, lieu considéré comme "confidentiel et sûr" d'accueillir toutes ces oeuvres d'art.
Un petit bijou d'humour et de fantaisie, un personnage à la Sempé avec l'épisode du copain cambrioleur, de l'aide qu'il apporte au garage en tenant le registre - c'est plus prudent que
faire une vidange !-, l'admiration et l'amour qu'il porte secrètement à son père qui répare tout -y compris la mer trop froide. Des passages à la fois drôles et tendres. Avec une belle part
faite aux oeuvres d'art et aux artistes. Voilà un livre original qui m'a fait passer un excellent moment.
L'avis élogieux du blog de la SFL et de Lireado

Verte a été élevée dans une famille où on est sorcière de mère en fille. En ce qui la concerne, c'est Anastabotte, sa grandmère, qui a fait son éducation. Quant à
Ursule,sa mère, elle a tenu sa fille à l'écart de son père pendant 10 ans. Jusqu'au jour où Verte, forte de ses pouvoirs de sorcière, a retrouvé Gérard, son père.
Dans la famille
Briard, je demande... Vous avez le choix, trois enfants constituent cette famille et Brigitte Smadja a eu la bonne idée de leur consacrer un livre à chacun : Joseph 8 ans dans la collection
"Mouche" -le seul que je n'ai pas lu-, Margot, 12 ans dans la collection "Neuf" et Jenny, 15 ans, dans la collection "Médium".
"Je suis clouée au sol, les doigts de pied en
éventail et chaque ongle peint d'une couleur de l'arc en ciel" : voilà bien résumé le portrait de Margot, jeune adolescente de 12 ans, en classe de
cinquième, marrante et extravertie, qui ne pense qu'à se teindre les cheveux ou à la tenue qu'elle va porter pour la fête de l'année à laquelle sa mère lui interdira d'aller
pour avoir monopolisé la salle de bains pendant des lustres !
Jenny,qui est l'aînée et a 15 ans, est bien différente de
Margot. Taciturne, introvertie, les fringues ne l'intéressent pas et elle traîne inlassablement sa vieille parka verte. Toujours mal coiffée, on a l'impression qu'elle fait tout pour
s'enlaidir, l'image type de l'adolescente renfrognée et mal dans sa peau. Sans désir, elle accumule l'argent qu'on lui donne aux fêtes ou anniversaires car elle ne voit pas
l'utilité d'acheter quelque chose. Mais Stan, qu'elle rencontre dans un bar et dont elle tombe éperdument amoureuse, en aurait bien besoin...
Dans la
classe de Benjamin, juste devant lui, est assis Charles : "Charles a un prénom de vieux, des habits de vieux. Mais c'est pas un vieux. C'est un type de ma classe". Personne ne
lui adresse jamais la parole, sauf pour lui demander une feuille ou un crayon, qu'on ne lui rend jamais. Lorsque la classe part en voyage scolaire pour l'Espagne, le car s'en va en
l'oubliant à Figueras, devant le musée Salvador Dali. "S'il n'existait pas, ce serait pareil". Personne ne s'occupe de lui.

Ont écrit...