Mercredi 9 septembre
3
09
/09
/Sep
15:00
Je lui dois de belles
découvertes littéraires, ma participation au jury du prix Elle, des petits moments de joie simples et précieux à travers nos échanges et sa générosité qui ne cesse de m'épater. Marie, c'est un
grand bout de femme que je n'ai jamais rencontrée, mais avec qui j'ai beaucoup discuté, qui a eu la grande joie de devenir mère cette année, ce qui la rend beaucoup moins disponible mais c'est
pour la bonne cause. Et aujourd'hui j'avais envie de lui rendre hommage à travers la promotion de son site, auquel je dois certaines de mes plus belles lectures de ces trois dernières années.
Lecture et Cie, quel beau nom, pour cet endroit sur
le net qu'elle partage avec son ami, libraire et spécialiste de bandes dessinées et son neveu, Lucien, futur grand homme assurément ! Son design est super et alors que moi, minable
internaute et modeste bloggeuse, je me suis calée avec paresse dans le squelette de la plateforme d'un blog, ce qui est bien pratique, elle a fait le choix de l'innovation et c'est une vraie
réussite.
Ce qui est formidable avec elle, c'est qu'elle est au courant bien avant moi des dernières nouveautés et j'adore ses sélections pré rentrée littéraire.
Grâce à elle, j'ai découvert des bandes dessinées géniales :
- Tamara Drewe et Gemma Bovery de Posy Simmonds, deux romans graphiques absolument
délicieux tant par le graphisme que par le scénario
- Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill, un récit superbe plein de tendresse et
d'émotion
- Rosalie Blume, une bande dessinée en trois tomes que j'ai dévorée cet
été
Mais
aussi quelques romans :
- La déclaration, l'histoire d'Anna, en jeunesse, un super récit de science fiction dont la suite La
résistance l'histoire de Peter m'a tout autant emballée
- Au bon roman (qu'elle emportait dans ses valises cet été) et que je me suis empressée de mettre dans ma besace
- L'excuse qui m'a permis de découvrir Julie Wolkenstein qui m'a aussi régalée avec Colloque
sentimental
- Les trois médecins de Wincker, ambitieux et passionnant roman sur la condition de médecin, écrit après le non moins génial La maladie de Sachs, sur le quotidien d'un médecin généraliste
Nous avons de nombreux coups de coeur communs parmi lesquels je vous recommande
- A moi pour toujours, ou comment des lettres anonymes déposées dans le casier d'un
professeur peuvent bouleverser une vie
- Passage du gué de Jean-Philippe Blondel, un livre très fort qui me bluffe encore rien qu'en
y pensant
- L'histoire de l'amour, un roman fort, une histoire passionnante, avec la seconde guerre
mondiale en toile de fonds
- La batarde d'Istanbul, un récit haut en couleur au coeur de la Turquie
- Le club Jane
Austen, un club de lecture bien sympathique qu'on aime ou non Jane Austen (mais si on l'aime, c'est mieux !)
- L'insoutenable légéreté de l'être, un des nombreux romans, tous plus géniaux les uns que
les autres, du talentueux Milan Kundera
- L'affaire Jane Eyre, le premier tome d'une immersion dans un monde fantastique et
merveilleux
Je vous invite à aller rendre visite à son site, c'est une vraie mine d'or et cette fille est une
vraie perle. Des jeunes femmes comme elle, cela vous redonne foi en la nature humaine
Après
son congé maternité, elle a repris le chemin des écoliers elle aussi et je lui souhaite une très bonne année scolaire. Car je sais que c'est dur de laisser son petit bout !
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
4
Vendredi 3 avril
5
03
/04
/Avr
23:32
Le 14 mars, je n'ai pas pu me rendre au salon du livre de Paris rencontrer quelques uns des auteurs du grand prix des lectrices de Elle 2009 car c'était la journée portes
ouvertes de mon lycée ! Mais grâce au tout nouveau blog du prix des lectrices, j'ai pu les retrouver avec plaisir par le biais d'une vidéo sympa, parmi lesquels quelques uns de mes favoris pour la remise des prix, à laquelle je serai, le 26 mai prochain.
Claudie
Gallay et son super pull, qui sera à Orléans en septembre, dont Les déferlantes ont de bonnes chances de remporter le gros lot.
Y apparait aussi Caryl Ferey dont le polar Zulu plait beaucoup beaucoup beaucoup et ma copine Véro qui a déjà une
dédicace de cet auteur frime toujours en nous disant qu'il est super sympa (sous entendu j'ai parlé des heures avec lui...La classe quoi !). J'ai un gros faible aussi pour Clair de lune dans cette catégorie. Et je viens de terminer La fille de Carnegie qui m'a énormément
plu aussi ! Les paris restent donc ouverts !
Mes
chouchous catégorie roman sont Des papillons sous la pluie de Mira Maguen et C'était notre
terre de Mathieu Belezzi, ainsi que le magnifique Le pont des soupirs de Russo que je suis en train de finir.
Pour les
documents, mon favori reste L'affaire de Road Hill House mais je n'ai pas encore lu "Sans blessures apparentes" qui pourrait bien remporter
le prix dans la catégorie documentaire si j'en crois l'avis de mes copines bloggeuses.
La bonne nouvelle c'est que je vais enfin rencontrer ces copines du net le 26 autour d'un verre, avant de rejoindre les lauréats pour une rencontre débat puis une soirée
organisée par Elle avec le tout Paris !
Le prix des lectrices de Elle, c'est vraiment génial, c'est des livres tous les mois à lire, qui arrivent gratuitement comme par magie dans votre boîte aux lettres, c'est des
découvertes littéraires de grande qualité, c'est la fierté d'avoir été sélectionnée par un magazine de qualité pour décerner un prix. C''est une responsabilité aussi. Alors surtout n'hésitez pas
à poser votre candidature pour 2010 (vous avez jusqu'au premier mai), ça vaut VRAIMENT le coup. Quant à moi, il va me falloir attendre 2012 pour repostuler car on ne peut le faire que tous les
trois ans et je trouve cela normal ! Je le suivrai donc d'un peu plus loin l'an prochain mais de très près quand même !
A ne pas rater, le tout nouveau blog du prix des lectrices de Elle.
Si vous voulez postuler pour 2010, il suffit de cliquer sur le lien ci dessous :
Vous pouvez retrouver toutes mes critiques du prix Elle 2009
ici.
Merci à
Marie grâce à qui j'ai osé me lancer dans l'aventure, et qui est en train d'en vivre une belle d'aventure, mais pour d'autres
raisons !
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
10
Vendredi 22 février
5
22
/02
/Fév
05:21

Quand je me suis lancée dans l’aventure des blogs, j’étais super
admirative du sien, son pseudonyme Barbabella me faisait rêver et je l’imaginais jeune (ce qu’elle est peut-être !) et avec de longs cheveux blonds.
D’elle, on sait très peu de choses si ce n’est qu’elle habite dans le sud. Je la pensais bibliothécaire mais je me suis plantée et je n'en sais pas plus sur son métier. Peut-être pourrez vous
éclairer ma lanterne à moins que vous ne préfériez garder le mystère. Elle se définit comme une LCA (Lectrice Compulsive Anonyme). Elle aime lire mais elle aime aussi beaucoup boire du thé, c’est
la raison pour laquelle elle a changé le nom de son blog qui de Mes lectures est devenu Thé toi et
Lis, passant de Barbabella à Flo.
C’est la copine de Kali, et elle organise régulièrement des swaps, notamment Thé et Littérature ou Scandinavie auxquels j'ai participé.
Son lexico blog est super et permet de tout savoir sur les sigles : PAL, LAL et autres appellations inconnues pour une néophyte.
Son blog a ainsi des rubriques très originales comme «
Wanted » où elle indique les livres qu’elle recherche désespérément. Elle
fait aussi partie du
Club des cinq, encore une initiative originale. sauf que le club des cinq (j'adorais ce nom qui me rappelait mes lectures
d'enfance) est devenu
Lire et Délires (pas mal non plus !)
Comme moi, elle a beaucoup aimé le Petit prince, L’arrière saison, Le combat d’hiver, L’arbre sans fin, L’enfant océan
Elle m’a donné envie de lire Mortelle cérémonie (toujours sur ma LAL), De manière à connaître le jour et
l’heure que j’ai adoré ou Mortels Noëls (également sur ma LAL !).
Je suis contente de pouvoir lui rendre hommage aujourd’hui à travers ce petit billet car son blog m’a souvent fait rêver et si vous ne le connaissez pas encore allez vite y faire un tour en
cliquant
ici !
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
11
Mardi 5 février
2
05
/02
/Fév
07:04
Levé chaque matin à 4h00, il dit être "la brebis galeuse du monde littéraire nippon".
De son enfance solitaire, dû à son statut d'enfant unique, il s'est créé un monde à part qu'on retrouve dans son oeuvre.
Né en 1949 à Kobe, ses romans se déroulent au Japon bien qu'il ne vive plus dans ce pays mais aux États-Unis où il enseigne la littérature japonaise. Il devient écrivain à 29 ans après avoir
tenu un café dans une boîte de jazz pendant huit ans. Son premier livre "Écoute le chant du vent" a eu un succès immédiat mais n'a jamais été traduit.
C'est un de mes écrivains préférés. Son univers étrange me fascine. Ses romans font la part belle à l'imaginaire, on retrouve dans la plupart de ses livres d'étranges disparitions, des coups de
fils anonymes ou étranges et des êtres bizarres, des suicides inexpliqués, des chats -sa passion- des événements sortant de l'ordinaire : un ascenseur sans bouton ou des pluies de sardines par
exemple.
Ses thèmes de prédilection sont la solitude et l'impossibilité ou la difficulté de communiquer avec les autres. Il met souvent en scène de magnifiques et impossibles histoires d'amour, un univers
fantastique et des récits de formation.
"La fin des temps" est certainement son roman le plus ambitieux et celui que j'ai préféré avec juste derrière "Chroniques de l'oiseau à ressort", tous sont cependant superbes et je les ai
pratiquement tous aimés. La découverte de cet auteur fut pour moi une révélation et j'ai quasiment tout lu de lui.
Il ne faut pas le confondre (n'est ce pas Karine !) avec son homophone Ryu Murakami, qu'il considère comme un ami et un rival, auteur de la même génération dont je n'ai toujours rien lu bien
que j'ai sur ma LAL "Les bébés de la consigne automatique".
Je vous conseille si ce n'est déjà fait de découvrir son univers à la fois magique et philosophique, peuplé d'événements extraordinaires.
Je lui ai consacré plusieurs billets sur ce blog, au fil de mes lectures :
Les amants du spoutnik
La ballade de l'impossible
Kakfa sur le rivage
La fin des temps
Chroniques de l'oiseau à ressort
Danse danse danse
Site officiel de l'auteur
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
10
Vendredi 30 novembre
5
30
/11
/Nov
21:18
"Le silence est parfois plus parlant que les bavardages longs et inutiles"
C'est cette citation que je retiendrai de notre rencontre avec Sera, organisée par la bibliothèque de
Fleury les Aubrais en ce vendredi 23 novembre (une semaine déjà !). De son vrai nom Phousséra Ing, cet auteur de bandes dessinées est aussi veilleur de nuit le week-end quand il ne
donne pas des cours de dessin à la faculté. Mais c'est surtout en tant que témoin du drame cambodgien qu'il a conquis le public d'élèves venu à sa rencontre.
"Le 17 avril 1975, nous avons tous été chassés de nos foyers"
Né d'une mère française qui très tôt l'a initié à la bande dessinée, sa passion, et d'un père cambodgien, Sera arrive en France à 14 ans. 35 ans après, il reste toujours
traumatisé par ce jour où les khmers rouges ordonnèrent à la population de quitter Pnom Penh. La ville s'est ainsi retrouvée vidée en l'espace de 48 heures, y compris les hôpitaux. Et lui
brutalement déraciné.
Inlassablement, il revient sur ce drame
cambodgien, sujet inabordé en bandes dessinées, notamment dans "L'eau et la terre" où, à travers une multitude de personnages, il raconte le génocide cambodgien. Un peu à la façon très
réaliste de Tardi dans "C'était la guerre des tranchées" sur la première guerre mondiale, il essaie de restituer la tragédie dont son peuple a été victime.
Surpris à son arrivée en France que les filles lui fassent la bise aussi facilement, lui plutôt pudique, ou que les Français soient aussi bavards, il a émaillé son récit d'anecdotes qui ont ravi
les élèves et moi même, notamment lorsqu'il a parlé de ses professeurs ou de ses jeux pendant la guerre dont l'un consistait à deviner où allaient tomber les tirs de roquettes "Et à ce jeu là j'étais le meilleur".
Gravité, émotion, simplicité, j'ai beaucoup apprécié cette matinée qui m'a donné envie de me documenter sur cette période historique finalement méconnue.
Véritable passeur de mémoire, Sera exorcise ce drame dans ses dessins après plusieurs années où il n'a plus pu prendre un stylo.
Pour en savoir plus sur cet artiste atypique, vous pouvez lire une interview ici ou une biographie très intéressante "En d'autres
territoires" publiée à l'occasion d'une exposition de ses oeuvres.
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
2
Vendredi 26 octobre
5
26
/10
/Oct
00:00
Surnommée "maître zen" par certains de ses amis, Camille est quelqu'un de
très calme. Bibliothécaire comme la plupart des bloggeuses, elle ne peut cependant guère exploiter sa passion dans le cadre de son travail car elle bosse dans une
bibliothèque scientifique spécialisée en psychiatrie !
Elle a la particularité d'habiter Genève et d'être suisse, preuve que la blogosphère dépasse les frontières, de plus quand on partage la même langue c'est encore plus pratique.
Mais Camille est une vraie globe trotter : elle a passé quatre mois à Berlin et parle aussi anglais et c'est d'ailleurs à Londres qu'elle a trouvé et aimé comme moi Le cercle fermé. Car, et cela me rend toujours admirative, elle lit aussi en anglais !
J'aime vadrouiller sur son blog, ses critiques sont courtes et en deux parties bien délimitées : une partie résumé d'une quinzaine de lignes, une partie critique un tout petit
peu plus courte qui nous explique pourquoi elle a aimé ou pas le roman chroniqué. Sobriété et rigueur toute scientifique, et j'aime ça.
Grâce à elle et à ses supers listes j'ai découvert de nouveaux blogs mais aussi une communauté pour échanger ses livres ou encore Babelio, une bibliothèque en ligne pour particuliers où comme nous l'explique Camille "il
suffit de créer un compte puis vous pouvez entrer vos livres dans votre bibliothèque perso. Vous pouvez également attribuer des notes aux livres, leur mettre des mots-clés, leur joindre une
critique, etc. L'intérêt de ce système est que vous repérez rapidement les utilisateurs ayant des goûts communs aux vôtres, et il est possible ensuite d'entrer en contact avec
eux" . Elle aime nous faire partager ses
trouvailles grâce à sa rubrique Web & Lecture.
Nou avons plusieurs points communs :
- nous aimons le sport
- nous sommes des inconditionnelles de Paul Auster
- nous utilisons les transports en commun pour aller travailler
- nous avons un vélo
- nous avons beaucoup aimé Le livre de Joe
- nous avons pris la même bonne résolution " ne pas nous forcer à lire un livre qui ne nous plaît pas"
Une photo nous la montre en toute simplicité et elle semble très sympathique à l'image de ses critiques.
Si vous ne connaissez pas encore son blog, cliquez vite ici.
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
8
Mardi 16 octobre
2
16
/10
/Oct
07:46
Comme moi, il a arrêté de fumer et il lit tout le temps et n'importe où. Comme lui, j'ai aimé Les âmes
grises, Bye Bye Blondie, Terre des oublis
et Le dernier frère. Comme nous, il surfe sur les blogs en y laissant des commentaires et c'est sympa
!
Je l'ai découvert grâce à Passage du gué, un roman superbe, qui a obtenu le prix
Biblioblog 2007.
Jean-Philippe Blondel, c'est le domaine de l'intime, de l'introspection et je me sens proche de sa sensibilité et de son univers. Écrire est devenu indispensable à sa vie quotidienne mais il n'a
pas la grosse tête : "Je ne suis pas différent des autres. C'est d'ailleurs ma plus grande joie. Je vis en province, je suis marié, j'ai des enfants, je suis prof, j'aime mes amis, je lis des
romans, je regarde Desperate Housewives, je pleure quand Meryl Streep empoigne la poignée de la voiture à la fin de La Route de Madison."
Ses drames : Après avoir obtenu son bac A avec mention très bien, il perd ses parents et son frère dans un accident de
voiture.
Ses bonheurs : Il rencontre sa femme à 32 ans alors qu'il pensait que cela n'arriverait jamais.
Son actualité : This is not a love song. Dedans il pose une question
importante "Est ce qu'on est responsable des gens avec lesquels on a vécu une fois que notre histoire commune s'est terminée ?". Comme lui je pense que oui même si
beaucoup de gens tournent la page sans se soucier du passé qu'ils laissent comme s'il n'avait jamais existé. Il va publier aussi en octobre chez Actes sud un roman pour
adolescents qu'il me tarde de lire car je suis une fan de littérature jeunesse. Et il a déjà fini son septième roman.
Clarabel a dit de lui : "Jean-Philippe Blondel est un auteur stupéfiant que je suis depuis ses débuts"
Il a dit : "Je crois qu'il faut avoir confiance dans la capacité d'abnégation de l'être humain, que nous sommes tous capables de vraie générosité."
C'est avec lui que j'inaugure cette nouvelle rubrique "Un auteur à l'honneur" car il a 43 ans aujourd'hui et je voulais lui souhaiter un très bon
anniversaire.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire la très intéressante interview trouvée dans In Cold
Blog
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
8
Jeudi 4 octobre
4
04
/10
/Oct
07:48
Une pièce montée, cela symbolise le plus souvent un mariage. C'est aussi le titre d'un joli livre de Blandine Le Callet sorti sans succès fulgurant de l'avis même de
l'auteur, mais faisant son petit bonhomme de chemin tranquillement, mais sûrement, au fil des mois, et que je viens de relire avec beaucoup de plaisir après avoir rencontré Blandine Le
Callet à la médiathèque Anne Marly de Saint Jean de la Ruelle vendredi dernier.
"Une pièce montée" est comme son titre le laisse penser, le récit d'un mariage à travers le regard de neuf convives : le marié lui-même, , Bertrand le prêtre, Madeleine la grand
mère, Marie, "la brebis galeuse de la famille", Hélène, mariée depuis 10 ans à Alexandre, Jean-Philippe, qui a épousé une femme d'un autre milieu, Pauline, une des demoiselles d'honneur,
Daniel le play boy cynique et Bérangère la mariée. Ce livre, "plus amer que drôle" selon Blandine Le Callet, même s'il a une dimension comique, est un joli
premier roman dont l'auteur parle avec simplicité, passion, en donnant des détails forts intéressants sur sa conception et la vision qu'elle en a, en répondant gentiment aux questions
de la quarantaine de personnes qui se sont réunies pour l'occasion . Arrivée en retard car ne pouvant pas quitter mon travail aussi tôt que je l'aurais souhaité, j'ai raté la lecture d'un extrait
du livre faite par les bibliothécaires. Bibliothécaires qui avaient invité Blandine Le Callet car elle est cette année la lauréate du "Coup de coeur des Lecteurs 2007"
attribué par la médiathèque suite à une sélection de huit romans proposés aux lecteurs.
Sympathique, agréable, Blandine Le Callet nous explique que malgré cette belle aventure qu'elle qualifie de conte de fée, elle a une vie très simple, comme beaucoup de femmes qui
travaillent et s'occupent de leurs enfants. Ce succès d'édition lui a juste donné confiance et le courage de s'attaquer à un deuxième roman, encore en cours d'écriture, et qui
n'aura rien à voir avec le premier car elle ne veut pas, à juste titre me semble-t-il, s'enfermer dans un genre.
Ce roman a été pour elle l'occasion de s'attaquer à des thèmes qui lui tenaient à coeur : la lassitude à travers le personnage d'Hélène , la jalousie et l'amour fou à travers le
personnage de Sylvie, l'esprit de caste de la bourgeoisie, l'exclusion, la vieillesse, l'homosexualité.
L'analyse du milieu bourgeois conservateur et catholique qu'elle connait bien et dont elle vient, c'est précisément ce qui m'a plu dans ce roman notamment l'hypocrisie qu'on peut parfois y
rencontrer. Ce mariage qu'elle décrit si bien est d'ailleurs plus vrai que nature ainsi que les portraits des personnages qu'elle brosse : cet homme qui prend plus soin de sa
voiture que de sa femme, les secrets d'alcôve, la fameuse table où on colle tous les célibataires en espérant qu'ils rencontreront l'âme soeur, ce prêtre désabusé par les gens qui ne sont pas
pratiquants mais qui veulent une cérémonie haute en couleur. A l'origine, elle avait un projet de nouvelles décrivant à chaque fois un mariage différent puis finalement ce roman s'est imposé.
On sent qu'il a été très travaillé, comme ces différents protagonistes à qui elle a consacré au départ 80 pages pour chacun d'entre eux en indiquant leurs goûts et des tas d'événements qui ont
disparu. Mais cela a permis d'installer les personnages avant de les réduire à cette construction en neuf chapitres qui ajoute au plaisir de la lecture.
Blandine Le Callet donne vraiment envie de découvrir son deuxième livre et elle nous a fait passer un délicieux moment. Peut-être la retrouverons nous au cinéma car les droits ont
été achetés par des produteurs qui lui ont beaucoup plu et il paraît que ses enfants veulent déjà faire partie du cortège !
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
5
Mercredi 19 septembre
3
19
/09
/Sep
06:11
Comme moi, elle est née en 1964. Mais le 26 décembre, "personne n'a assez faim pour partager un dessert avec elle".
Elle apparaît sur la blogosphère le 14 février 2006 et son blog nous parle "un peu de sa vie", beaucoup de ses livres.
Elle lit devant son petit déjeuner, le soir dans son lit quand elle arrive -difficilement- à repousser le sommeil, l'été sur la plage et chaque fois qu'elle a un trou dans son
emploi du temps.
Comme elle, j'ai aimé L'arrière saison de Philippe Besson, grâce à elle j'ai découvert et eu un vrai coup de coeur pour
Passage du gué de Jean-Philippe Blondel et toujours grâce à elle j'ai acheté Prenez soin du chien de J.M. Erre.
Elle semble ne pas quitter son appareil photo, grâce à lui nous partageons ses "ballades" qui m'enchantent avec toujours de superbes clichés.
Voici les quelques petites choses que je sais d'elle grâce à internet :
- Elle travaille dans le secteur médical, c'est donc une des rares bloggeuses à ne pas être bibliothécaire
- Elle s'ennuie au boulot
- Elle habite Nantes ou du moins la région nantaise
- Elle aime faire les soldes
- Elle va souvent au ciné
- Elle a deux enfants "plus tout à fait enfants"
- Comme moi c'est une inconditionnelle d' Amélie Nothomb et de Claude Lelouch
Pour cette nouvelle rubrique intitulé "blog story" où j'essaierai de mettre un blog ou une bloggeuse à l'honneur chaque mois, j'ai eu envie de commencer par elle car c'est certainement
son blog que je fréquente le plus souvent.
Il semble bon vivre auprès d'Anne qui n'a pas pris de pseudonyme et se dévoile ainsi sans chichi telle qu'elle m'apparaît : simple, gentille, conviviale et pleine d'émotions à
partager. Si vous ne connaissez pas encore son blog dont j'aime beaucoup le nom, dépêchez vous de cliquer ici.
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
20
Samedi 30 juin
6
30
/06
/Juin
09:06
Hier soir, j'avais rendez vous avec Alice Ferney, née en 1961 et non en 1967 comme beaucoup de ses biographies le disent, au cours d'une
rencontre débat dédicace organisée par la bibliothèque de Fleury-les-Aubrais.
Si jamais vous avez l'occasion de pouvoir rencontrer cette romancière, ne ratez surtout pas ce moment. Alice Ferney est une femme adorable qui nous a offert plus d'une heure de conversation
passionnante, suivie d'une séance photo improvisée et très sympathique et d'une séance de dédicaces. Je suis donc repartie en tenant précieusement l'exemplaire de Les autres que j'avais emmené pour qu'elle y appose sa griffe.
Nourrie d'anecdotes savoureuses sur sa vie et parfois émouvantes aussi quand elle évoque la mort ou la maladie, elle a conquis la vingtaine de personnes qui s'étaient
réunies pour dialoguer avec elle. Et c'est bien là la magie du moment, nous avons eu droit à un vrai dialogue, loin des rencontres parfois artificielles ou qui ont du mal à se mettre en
place, Alice Ferney est arrivée telle une déesse enchanteresse, avec son ensemble écru qui lui allait à ravir, son bandeau dans les cheveux, s'adressant spontanément à tous,
toujours directe sans jamais être agressive, souvent drôle, on sent qu'elle est à l'aise pour s'exprimer et ses étudiants doivent se régaler.
Répondant à nos questions, elle est revenue sur sa production, sur chacun de ses romans au sujet bien défini :
. Le ventre de la fée, son premier roman, le plus violent et dérangeant, qui répondait à une interrogation sur le
fait qu'il est après tout possible d'engendrer un être humain qui ne nous plaira pas forcément et qu'on finisse par ne pas aimer, à un moment où elle commençait à désespérer d'être publiée
. L'élégance des veuves consacrées à ces femmes "soumises" du siècle dernier, toutes dévouées à leur
époux, et qui a rassuré son mari, qui n'avait pas aimé son roman précédent.
. Ensuite, Grâce et dénuement sur les gitans dont elle ne connaissait rien mais dont une amie qui
s'occupait d'ATD Quart monde lui a permis d'entrevoir l'univers,
.
La conversation amoureuse enfin au sujet tellement "banal" l'amour qu'elle n'avait pas osé dire à son éditeur
qu'elle travaillait sur ce thème et pour lequel elle a lu ou relu beaucoup de romans à commencer par "Aurélien" d'Aragon qui l'a laissé sans voix et après lequel elle a
fait une pause dans ses lectures tellement elle a trouvé ce livre fort, "Le lys dans la vallée", "La princesse de Clèves" et beaucoup d'autres encore. Car Alice Ferney se documente
pour chacun de ses livres et de ses sujets, ainsi elle a lu pendant quatre ans des livres sur la guerre avant d'entamer Dans la guerre dont l'idée lui est venue grâce à un documentaire sur Arte concernant les animaux dans la
guerre. Enfin, Les autres avec cette quête de l'identité. De son prochain livre en cours
d'écriture elle ne dira rien mais on peut espérer qu'il sera dans les rayons en septembre 2008.
Jolie, simple tout en étant distinguée, elle nous a fait passer un merveilleux moment et je crois que j'ai encore plus aimé la femme que ses livres, ce qui n'est pas peu dire
quand on sait le coup de coeur que j'ai eu pour Les autres et comme j'ai pu me régaler aussi à la lecture de La conversation amoureuse. Dans la guerre
m'attend maintenant et je m'en réjouis déjà.
Un bien beau moment, inattendu, comme la vie sait nous en réserver parfois.
Merci madame Ferney !
Par clochette
-
Publié dans : Auteurs, bloggeurs, etc...
8
Ont écrit...