Quantcast

En deux mots...

Auto portrait

Ce que j'aime par dessus tout : mes enfants, mon travail, la littérature, danser le rock et le madison, buller dans mon appart, aller à un cours de step

Ce que je n'aime pas : devoir prendre l'avion, croiser un chat, être en panne (de voiture, d'ordinateur...)

Ce qui me rend agressive : être dérangée au téléphone par des gens qui veulent me vendre une cuisine, une assurance vie, un nouveau forfait téléphonique...

J'aime les gens : chaleureux, qui me font rire, qui me protègent, qui ne se prennent pas au sérieux, les gens tendres et gentils, spontanés


Ce qui m'épate : la technique (le téléphone qui sonne, la lumière qui s'allume...)

Ce qui me déconcerte : la nature humaine
  

Au fil du temps

Mai 2013
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Crée ton Blog

J'ai bien rigolé !

Mercredi 4 novembre 3 04 /11 /Nov 00:03

"Il avait alors mis hors service cette partie de lui qui croyait en l'avenir".

Aidan se rend dans un magasin de pompes funèbres pour y acheter un cercueil. Il ne le destine pas à un de ses proches, mais tout simplement à lui-même, au grand étonnement du vendeur. Ce n'est pas qu'il veuille régler avant l'heure les problèmes de succession, sa femme est morte et ses deux enfants des adultes. Son projet est tout simplement de s'enterrer vivant dans son jardin "six pieds sous terre" , façon comme une autre de dire que la fermeture de l'usine dans laquelle il travaille en raison de délocalisation,  est tout simplement scandaleuse et une catastrophe pour lui. Et il entend bien le faire savoir... D'autant que le PDG se voit octroyer une prime de 750000 livres après avoir déclaré qu'une augmentation de salaire causerait la faillite de sa société.

Qui aurait pu penser qu'il était capable d'imaginer un truc aussi hallucinant pour tenter de faire plier la direction de l'usine ? Les journalistes ne tardent pas à rappliquer, son fils ayant pris soin de rédiger un communiqué de presse à couper le souffle. Sa fille, psychothérapeute et donc habituée à écouter les états d'âme d'autrui, n'est pas en reste. Pas plus que ses trois potes de travail et que sa voisine, une vraie langue de vipère qu'il évite le plus possible ! Mais quand on est au fond d'un cercueil, même avec un portable et de la lecture, on ne peut pas toujours éviter certaines rencontres...

C'est loufoque, drôle à souhait, vraiment détendant, pas prise de tête. Les personnages sont sympas et le sujet pas si drôle même si l'auteur a pris le parti d'en faire le point de départ d'un récit qui part en vrille... De quoi faire passer un bon moment.

Publié en France en 2008, il vient de sortir en 10/18, une collection que j'affectionne décidément particulièrement.

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 20 octobre 2 20 /10 /Oct 00:30

"Nous informons notre aimable clientèle que le magasin ferme ses portes dans quinze minutes. Merci de vous diriger vers les caisses. Nous vous souhaitons une agréable soirée"


Comme tout le monde, j'avais entendu parler de ce livre qui avait fait beaucoup de bruit à sa sortie ... Donc quand je l'ai vu à la bibliothèque, je l'ai emprunté, pensant le feuilleter rapidement, en tombant sur un livre banal. Et je me suis retrouvée face à une analyse quasi sociologique et ma foi très pertinente du comportement humain.

Quoi de mieux qu'un boulot de caissière pour analyser la nature humaine et les comportements étranges et souvent irrespecteux des gens ? J'avoue bien platement et très humblement que je me suis souvent reconnue dans le portrait (à charge !) qui est fait des clients et qu'après avoir lu ce livre, je crois que je ne ferai plus jamais les courses de la même façon !

Pas franchement étonnant que les employées soient ravies de se retrouver aux caisses "moins de dix articles", beaucoup moins fatigantes, même s'il leur faut batailler avec un nombre impressionnant de clients qui essaient de resquiller en en passant 1, 2 voire 3 de plus ; ou en passant 20 articles en deux fois !  Sans compter ceux qui mettent leur caddie devant une caisse et repartent tranquillement chercher d'autres articles, en vous repassant devant sans avoir fait véritablement la queue. Tout ceci  sans aucun scrupule. Eh oui le Français moyen est réputé pour être indiscipliné et volontiers grossier. C'est chacun pour sa pomme et le self control et la bonne éducation anglaise ne sont pas de mise dans l'hexagone !

Ajoutez à cela le mépris dont les caissières sont parfois victimes (client au téléphone portable sans même un regard ou un bonjour), ou des parents disant à leurs enfants "Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras caissière comme la dame". Sauf qu'au 21ème siècle, on peut très bien travailler à l'école et se retrouver caissière ou l'être le temps de ses études. Ainsi, pendant huit ans, Anna, 28 ans, titulaire d'un diplôme universitaire, a officié dans un hyper où elle a découvert sur ses fameux tapis de caisse des objets dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Mais aussi un emploi de temps de 30 heures à trou, permettant difficilement de finir ses fins de mois, et encore plus difficilement de trouver un travail en complément quand on fait 9-12 puis 16-20h dans la même journée.


Ceci étant dit, travailler à la chaîne ce n'est pas mieux et au moins on voit du monde : les clients qui font systématiquement l'ouverture et tapent du pied 20 mn avant l'heure, ceux qui font systématiquement la fermeture et même au delà, ceux qui achètent des produits gênants : capotes (ah bon ça gêne encore quelqu'un ?), dvd porno ou serviettes hygiéniques, ceux qui essaient de voler quelques produits, en simulant une dispute en passant devant la caissière pour tromper sa vigilance, les spécialistes des bonnes affaires... Et puis bien sûr ceux qui vous draguent... Et toujours ces mêmes mots prononcés : "bonjour", "vous avez  la carte de fidélité ?", "vous payez en carte bleue ?", et puis remettre le ticket en attendant qu'au moins trois tonnes de papiers avec des promotions bidons ne sortent avec,  sourire et souhaiter une bonne journée. Sans compter qu'il n'est pas exclu que vous portiez un bonnet de père Noël le 24 décembre.

Bref j'ai trouvé ce livre bien séduisant, pertinent et j'ai pris plaisir à le lire. Ceci étant dit, dans quelques années, les caissières ne seront plus qu'un lointain souvenir, nous ferons tous nos courses par internet et les clients se transformeront en internautes anonymes. Pour l'instant, certains passent déjà aux caisses automatiques pendant que d'autres utilisent un appareil leur permettant de scanner leurs produits eux-mêmes. Voilà de quoi résoudre les problèmes existentiels mais bien réels de ces employées.

Quant à moi je vais faire mes courses en semaine pour éviter la foule, je choisis scrupuleusement ma caisse dans le supermarché où je vais depuis 10 ans, évitant les caissières que je trouve franchement antipathiques (eh oui il y en a aussi !) et puis, quand j'ai un peu de temps et beaucoup de choses dans mon caddie, je laisse passer les gens qui ont trois fois rien devant moi. Vous ne pouvez pas savoir comme cela met du baume au coeur, ces gens qui vous regardaient à peine et parfois de haut se mettent alors à vous remercier chaleureusement, ayant du mal à croire qu'il existe encore des gens aussi sympathiques sur terre !  Et cela fait du bien de distribuer si facilement un peu de bonheur, et d'en recevoir en retour !

Le billet de Liliba, qui a été beaucoup moins séduite que moi !

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mardi 14 juillet 2 14 /07 /Juil 00:58

L'été c'est bien connu, on pêche. J'ai longtemps pris les pêcheurs pour des ringards jusqu'au jour où j'ai rencontré des hommes qui adoraient cela. J'ai alors laissé tomber mes a priori, et je me suis aperçue que c'était un loisir vraiment détendant même si je serais incapable de le pratiquer car je n'ai aucune patience et regarder la nature pendant des heures m'ennuie horriblement. Ceci étant dit, accompagner un homme à la pêche c'est super car on peut lire tranquillement !

Tout ça pour vous présenter ma dernière lecture, qui tourne autour de la pêche, ou plutôt d'un projet pour le moins déconcertant : construire une riivière climatisée au Yémen dans le but d'y pratiquer la pêche... au saumon ! C'est pourtant le défi qu'est sommé de relever le docteur Alfred Jones, scientifique de renom !

Et pour la peine, je vais créer une rubrique "j'ai bien rigolé", car ce livre fait partie des rares livres drôles, qui ne prennent pas la tête, vous font sourire, voire rire ! Et n'en sont pas pour autant dénués de tout intérêt philosophique. En effet, et si la pêche au saumon permettait aux hommes de se réconcilier et d'oublier leurs dissenssions ? Et si grâce à elle notre charmant héros retrouvait le goût d'aimer ? Banal, direz vous ! N'empêche que ce roman est amusant et sa forme mêlant courriels, extraits de journaux intimes, rapports d'enquêtes, entretiens et même script pour une émission télé est séduisante.

Une histoire cocasse qui vire au sarcasme quand elle dénonce les lourdeurs de l'administration, le pouvoir de l'argent (et le pouvoir tout court !). 

Un roman sympathique, à la construction originale, idéal pour la plage,  et qui vous fera je l'espère passer comme moi un bon moment. Il vient de sortir en 10/18 donc pour moins de 10€ il est dans votre panier ! Pas de quoi s'en priver donc d'autant que l'éditeur joue la séduction et la pub en proposant de vous le rembourser si vous n'êtes pas satisfait !

Pour la petite anecdote, j'ai découvert ce roman sur les étagères de la Fnac parisienne où je me promenais avec mon filleul Gautier, qui s'étonnait de me voir noter toutes ces références de bouquins : "Mais pourquoi tu ne les achètes pas ?". Mais comment lui dire que je n'ai pas les moyens d'acheter tous les livres que je lis?!

L'avis de Lire

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 13 juin 6 13 /06 /Juin 02:20

"Tout comme le basket-ball, l'adultère était un sport de jeune homme".

Après avoir découvert Russo avec "Le Pont des soupirs", je n'ai pu résister au plaisir de lire un autre roman de lui et mon choix s'est porté sur "Un homme presque parfait".

D'emblée, j'ai beaucoup ri des magnifiques portraits pleins d'humour que nous propose l'auteur. Le roman commence par la description de Miss Beryl, la logeuse de Sully, ce sexagénaire presque parfait. Elle est veuve mais continue de parler au  portrait de son mari tout en soupçonnant son fils de vouloir se débarasser d'elle. Quant à sa voisine, avec qui elle va de temps en temps au restaurant, elle se rend compte que celle ci l'espionne et fournit plein d'indications à ce fils, plus intéressé par son porte monnaie et sa future succession que par le bien-être de sa mère. Par contre, elle adore son locataire Sully, alors que son fils aimerait qu'elle le mette à la porte.

Ce roman nous raconte la vie de Sully, qui a mal au genou et essaie de gagner un procès pour invalidité suite à un accident de travail après lequel il s'est retrouvé au chômage. Il est l'amant de Ruth depuis plus de 20 ans. Mais il ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour Zach, son mari. Le repas de Thanksgiving auquel il se retrouve avec son fils, avec lequel il n'est pas en très bon terme, tourne au fiasco en raison de la présence de son ex femme, et des difficultés conjugales de son fils, qui est  train de se séparer de sa femme Charlotte.

Imbriglio familial, quiproquos, bassesses humaines, toutes les petites mesquineries de la vie sont là ! Et on s'amuse bien à la lecture de la vie de cet homme. Les personnages qui l'entourent sont tous plus savoureux les uns que les autres dans ce huit clos d'un petit village américain. J'ai beaucoup aimé ce livre, tout aussi passionnant que "Le pont des soupirs", même s'il est très différent. Il tourne en dérision la vie de province, les commérages, et croque finement la nature humaine. On sourit beaucoup, tout en se demandant comment tout cela va finir. Bref c'est un régal et la lecture de ces 700 pages m'a fait passer un excellent moment.

Je vais continuer la découverte de cet auteur talentueux avec "Le déclin de l'empire Whiting".

Je dédie cette critique à mon fils, Gaëtan, toujours aussi gentil, simple et pas compliqué malgré ses17 ans aujourd'hui. C'est en somme un homme qui s'apprête à devenir plus que parfait !

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 13 mai 3 13 /05 /Mai 02:39

Sally, l'héroïne, est  une jeune fille adorable et naïve à souhait. Éprise de Gerald Foster, un apprenti metteur en scène fort  antipathique, tant il semble faire peu de cas de l'affection soit disant réciproque que lui voue cette attachante jeune fille. Heureusement, d'autres hommes se rendront compte de sa beauté, de sa grande valeur et seront subjugués par sa candeur, notamment l'adorable Ginger. Encore faudra-t-il qu'il ose lui déclarer son amour. De nombreuses péripéties hilarantes vous régaleront avant que ces deux là finissent, comme on s'en doute dès les premières lignes,  par couler  des jours heureux. Notamment celles de Fillmore, le frère de Sally, au moins aussi naïf que sa soeur, notamment dans les affaires d'argent.

Situations rocambolesques, personnages cocasses, quiproquos, bref rien ne manque dans ce roman drôle à souhait, où on retrouve avec bonheur la marque de l'humour anglais. L'auteur fait du lecteur son complice car on devine rapidement les intentions des personnages, tout en se laissant surprendre par certains retournements de situations. Mieux qu'un antidépresseur,  petit merveille d'humour et de bonne humeur, ce roman  m'a fait passer un excellent moment et je suis sûre qu'il vous plaira beaucoup aussi.

Décidément j'aime beaucoup la collection 10/18.

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 15 avril 2 15 /04 /Avr 23:24






Pat, qui entame sa deuxième année sabatique,  est à la recherche d'un appartement en colocation. Elle répond donc à une petite annonce et se retrouve rapidement locataire au 44 Scotland street, après avoir réussi l'examen de passage auprès de Bruce, expert immobilier, chargé de recruter les colocataires et de collecter les loyers.  Pour pouvoir payer son loyer, Pat travaille dans une galerie d'art avec Matthew, un sympathique garçon, qui n'a pas vraiment la bosse des affaires et ne doit qu'à son père de posséder cette galerie. Ce job est plutôt sympa d'autant que Pat  n'est pas à proprement parler chargée de s'occuper de la vente des tableaux mais doit juste répondre au téléphone et s'occuper de l'accueil. Cependant  elle est rapidement attirée par un des tableaux qui lui semble être un People, c'est-à-dire un tableau de renom...alors que la galerie ne vend que des toiles sans grande valeur. Or un client semble très intéressé par ce tableau, ce qui confirme ses doutes...
 

Si vous avez aimé les Chroniques de San Francisco, vous adorerez 44 Scotland street qui est vraiment de la même veine et en quelque sorte le  Barbary Lane d'Edimbourg.  C'est d'ailleurs après avoir rencontré Armistead Maupin et discuté de son très populaire roman feuilleton "les chroniques de San Francisco"  que l'auteur, comme il l'explique dans sa préface, a eu l'idée de ce livre écrit sur le même principe : un roman à épisodes, vivant , léger, drôle avec une galerie de portraits savoureuse : le fils à papa sympa mais incapable de réaliser la moindre affaire, le beau mec qui se prend pour une star, persuadé -à raison !- que toutes les filles se pâment pour lui, la mère de famille abusive, l'enfant soit disant surdoué qui ne rêve que d'une chose: être comme les autres, j'en passe et des meilleures.

Les livres drôles et détendants sont rares, C'est pourquoi je vous recommande tout particulèrement celui ci qui est une merveille d'humour et de fantaisie. La bonne nouvelle c'est qu'il a une suite "Edimbourg express', la mauvaise c'est qu'il me faut patienter jusqu'au 05 juin qu'elle soit publiée en français pour la lire. En attendant,  j'ai déjà entassé sur ma pile de livres les autres romans de cet auteur que je découvre avec grand bonheur : un tas de polars super sympas, drôles et légers, qui se passent en Afrique avec une héroïne directrice d'une agence de détective privé et dont je vous reparlerai surement lors d'un prochain billet.


Une très belle découverte pour moi faite grâce à Marie, dont le super site Lecture et Cie m'épate un peu plus chaque jour.

Quiproquo, humour, et relations de voisinage. Qui parmi vous ne supporterait pas d'habiter dans un immeuble ? Pourtant je peux vous dire qu'on s'y amuse bien !


Si vous aimez ce livre, vous aimerez

Les chroniques de San Francisco de Maupin

Prenez soin du chien de Erre


Si vous voulez en savoir plus sur cet écrivain, tout simplement génial, vous pouvez cliquer ici

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 28 janvier 1 28 /01 /Jan 06:14

images-CHRONIQUES.jpg undefined

Mary Ann, 25 ans, célibataire, décide de quitter sa ville natale pour se rendre à San Francisco au grand dam de ses parents qui considèrent cette ville comme un repère d'hippies et d'assassins. Après avoir été hébergée les premiers jours par une amie Connie, , elle atterrit au 28 Barbary Lane, un immeuble comprenant plusieurs appartements, géré par une femme libérale et adorable. Madame Madrigal offre en effet en guise de bienvenue un brin de marijuana collé sur la porte de chacun de ses jeunes colocataires. Maîtresse de maison du lieu, elle veille comme une mère poule sur ses protégés : Mona, qu'elle adore, Mickaël, un homosexuel, Brian le dragueur invétéré. Mary Ann trouve rapidement sa place parmi eux et un travail de secrétaire dans une société de publicité dont la famille de Monsieur Halcyon, le patron, est aussi originale que les colocataires de Barbary Lane : le gendre trompe sa femme qui attend des jumeaux d'un livreur asiatique pour ne citer que cet exemple là...

Microcosme sympathique et déjanté où chacun évolue et cherche le bonheur, j'ai adoré cette série. Une chaleur humaine extraordinaire émane de tous ces personnages très sympathiques avec leurs faiblesses et surtout leurs secrets. De nombreuses caricatures émaillent le récit : la cure d'amaigrissement, la jeune femme désireuse d'échapper à ses parents, la mère possessive, j'en passe et des meilleures. C'est drôle, gai, reposant, relaxant, rythmé. Les chapîtres sont très courts et mettent en scène successivement le plus souvent deux personnages.

J'ai lu d'une traite le premier tome, je suis dans le second, et les suivants sont sur ma PAL (merci Clotilde). Il paraît qu'il existe une version en film... Comme le dit madame Charlotte, c'est orgasmique ! Ne boudez pas votre plaisir et procurez vous très vite cette série.

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Lundi 7 janvier 1 07 /01 /Jan 06:52
images-MORT-AUX-CONS.jpg undefined Le narrateur, agacé par la présence du chat de sa voisine chez lui, le passe un jour par la fenêtre. Consternation dans le quartier... Qui a bien pu tuer ce pauvre animal ? Un immense élan de solidatité s'empare des habitants de cet immeuble où le manque de communication et la solitude étaient jusqu'alors le lot commun.

Content et surpris de constater que cet assassinat recrée du lien social entre les gens, notre héros n'en reste pas là et décide d'éliminer de son passage tout ce qui le gêne : "zigouillée aussi la petite dame qui me bouscule en rentrant dans le métro", l'automobiliste qui le colle de trop près, les agents de l'administration peu coopératifs, les DRH un peu trop pointilleux. Jusqu'au jour où il tue sa femme et qu'un commissaire s'empare de l'enquête...

Les livres drôles sont rares. Celui là l'est. En poussant jusqu'à l'absurde le raisonnement du narrateur - se débarasser de tout ce qui le gêne en se basant sur une théorie visant à dégager l'humanité des cons- , il fait de ce roman un récit savoureux où le cynisme n'a de cesse de cotoyer l'humour. J'ai adoré, les lecteurs de la Fnac aussi qui l'ont mis dans leur Top  des livres de la rentrée Littéraire 2007.

Oui, cette fable philosophique fait du bien. Et autant démarrer 2008 en se faisant plaisir.
Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Mardi 4 septembre 2 04 /09 /Sep 01:19

images-chien-copie-1.jpg coup_de_coeur_20-8.gif
C'est un drôle d'immeuble dans lequel vient de s'installer Max Corneloup, la cinquantaine, célibataire, auteur de feuilletons radiophoniques . Non seulement son voisin de l'immeuble d'en face, Eugène Fluche, passe sont temps à l'observer de sa fenêtre mais les autres locataires ce des deux immeubles valent aussi leur pesant d'or : la concierge, madame Ladoux, une vraie mégère, qui passe son temps à écrire des lettres à sa mère, morte depuis plus d'un an, Raphaël Dumoget, le voisin de palier d'Eugène, passionné par les gerbilles, petits rongeurs des régions steppiques d'Afrique, qu'il collectionne dans son appartement, Bruno, un gamin infernal, j'en passe et des meilleures... Sans compter les lettres anonymes, une revue plus ou moins sulfureuse et plutôt plus que moins que Max retrouve dans sa boîte aux lettres sous l'oeil goguenard de la concierge et à laquelle il se retrouve abonné sans avoir rien demandé ou une livraison de pizzas qu'on n'a pas commandées...


Ce roman est excellent. A partir de l'histoire de deux voisins qui s'observent mutuellement, chacun suspectant l'autre de l'épier (premier quiproquo !), J.M. Erre a écrit un livre hilarant, avec une intrigue superbement menée et des moments savoureux comme cette caricature de l'agent immobilier vous réclamant vos fiches de paye avant même de vous demander ce que vous voulez louer. Jusqu'à l'accident qui se révèle être un meurtre et l'enquête policière qui démarre "Dans la vie les gens détestent la police, mais dans les livres ou au cinéma, ça les titille toujours ! Va comprendre..." avec des personnages hauts en couleur.

Voilà un livre que j'aurais aimé écrire : drôle, intelligent, ménageant le suspens -les 100 dernières pages se lisent d'une traite- une écriture qui mêle différents procédés : les récits de  Max et Eugène, les lettres de la concierge  et enfin le point de vue omniscient du narrateur qui sait tout mais ne nous le révèlera qu'à la fin, cette fin qui vous laisse sur le carreau et rempli de bonheur devant tant de maîtrise de la part de l'auteur, qui signe là un premier roman décapant.

Ce livre détrône tous mes derniers coups de coeur, je l'ai lu en 24 heures, d'accord j'étais en vacances mais quand même. Je sais déjà ce que je vais offrir à mes amis à Noël, à moins que je ne leur ai  prêté d'ici là.

images-chien-1.jpg Un vrai moment de bonheur dont vous auriez tort de vous priver, 7 euros -il vient de sortir en poche-, moins cher qu'une place de cinéma ! Et peu de chance que vous soyez déçus, je ne suis en effet pas la seule à avoir aimé, voici les avis plus qu'enthousiastes de Clarabel, Choupynette, Chiffonettelaconteuse, du p'tit coin de lecture, et de Flo


Mais je dois avant tout cette découverte et cet achat à Anne, l'insatiable lectrice. Un grand MERCI !



L'avis d'Annette : "J'ai trouvé cela assez fatigant tout ce déballage de gens névrosés. Et j'ai fini le livre uniquement par curiosité. Toutefois, je reconnais que l'intrigue est bien menée."


Par Clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Dimanche 11 mars 7 11 /03 /Mars 09:52

 

 

 

Voici enfin un livre hilarant, drôle, caustique, frais, revigorant, je n'ai pas assez de mots pour dire tout le bonheur que j'ai pris à lire ce roman découvert par hasard en traînant à l'espace culturel Leclerc près de chez moi en attendant mon fils qui disputait un match de tennis. Comme quoi, être une mère dévouée, cela a parfois du bon !

Joe, personnage principal et narrateur de ce récit, a écrit un best seller qui lui a amené la célébrité et tout ce qui va avec : argent, filles et vie faciles.  Ce livre à succès est un roman autobiographique dans lequel il ne s'est pas privé de critiquer son village natal où il pensait ne jamais remettre les pieds. Mais c'est compter sans l'attaque cardiaque de son père qui oblige Joe à retourner sur les lieux de son enfance et de sa jeunesse, 17 ans après, et à retrouver les personnes qu'il a caricaturées ou mises en cause dans son récit. Un difficile face à face avec les autres mais aussi avec lui même l'attend...

Si vous avez aimé "L'art de la fugue" ou "A propos d'un gamin", vous allez adorer "Le livre de Joe", qui est vraiment de la même veine. Les relations familiales, la solitude, le succès, la responsabilité de l'écrivain face à ses écrits, jusqu'où peut-il aller s'il ne veut pas blesser autrui et jusqu'où  doit-il aller s'il veut rester honnête envers lui même, le décalage entre ce qu'on est et l'image que l'on donne, entre ce qu'on pense et ce qu'on dit, ce livre qui aborde aussi des sujets délicats est vraiment hilarant. Mais derrière l'humour et le rire, l'émotion n'est jamais loin, et c'est ce qui fait toute la force du roman qui vient d'être publié en poche (10/18), vous pouvez donc même vous payer comme moi le luxe de vous l'offrir pour la modique somme de 8 euros.

J'attends avec impatience de lire l'autre roman qu'il vient de publier "Tout peut arriver", recommandé par Valérie Expert, sympathique journaliste qui anime une émission littéraire sur Lci, et chroniqué sur le blog "Le coup de coeur des libraires"  et qu'il faut absolument que je me procure. En attendant je vais m'atteler au dernier Philippe Besson "Se résoudre aux adieux" grâce aux conseils d'une bloggeuse que j'aime beaucoup, Anne.

 

Les avis très enthousiastes de  CharlotteCamille et Florinette

Un extrait que j'aime beaucoup, trouvé sur le blog de Mr and Mrs Patch

 

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires

News et Incontournables

Ce blog ne regroupe que les romans
que j'ai aimés, à la folie (5 étoiles),
passionnément (4 *)
 ou tout simplement beaucoup (3 ***)


Coup de coeur de la décennie :
La voleuse de livres


Mes sept derniers coups de coeur

D'autres vies que la mienne
Le pont des soupirs
Le cercle littéraire des amateurs...
Va chercher : une enquête de Chet et Bernie
L'année brouillard
Cristallisation secrète


Derniers coups de coeur Jeunesse :

Miss Charity
Qui es tu Alaska ?
La déclaration l'histoire d'Anna
La résistance l'histoire de Peter
Le chagrin du roi mort

Derniers coups de coeur manga/bd

Gemma Bovery
Death Note
I's
Persepolis
Ma maman est en Amérique...
Tamara Drewe
Rosalie Blume


undefined 
Ma bibliothèque sur Babelio




undefined


  

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés