Mercredi 15 mars 2006
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10:45
Sumire, jeune fille de 21 ans, et K.,
instituteur, ont la même passion pour la lecture. K. est la seule personne à laquelle Sumire fait lire ses oeuvres. Elle l'appelle souvent la nuit et se confie à
lui. Ils passent beaucoup de temps à discuter ensemble et leur complicité est profonde. K. est fou amoureux d'elle ce qui ne l'empêche pas d'avoir des aventures avec d'autres femmes car
il sait que cet amour n'est pas partagé. Si Sumire a effectivement beaucoup d'affection pour lui, elle n'éprouve pas d'amour à proprement parler et va d'ailleurs tomber amoureuse de Miu,
qu'elle rencontre au mariage de sa cousine. Miu est une femme mariée, plus âgée qu'elle et qui dirige une entreprise familiale.
Miu va lui proposer de travailler pour elle et de devenir son assistante avant de l'emmener en Europe. Mais quelques temps plus
tard K. reçoit un appel de Miu. Elle lui apprend que Sumire a brutalement disparu sans laisser d'explications. K. part alors sur l'île grecque où elle se trouve afin de tenter de percer le
mystère de sa disparition. Il y rencontrera pour la première fois Miu, une femme étrange, qui malgré son jeune âge se teint ses cheveux qui ont blanchi en une nuit suite à un événement
dont elle a du mal à parler.
Autour de ces trois personnages, un questionnement sur l'amour et la solitude à travers un récit envoûtant, plein de
magie, une incroyable histoire qui fait la part belle à l'onirisme.
Je ne connaissais pas ce profilique et célèbre auteur japonais dont je vais me procurer d'autres livres qui
bénéficient de très bonnes critiques comme "Kafka sur le rivage" son dernier roman mais aussi "La course au mouton sauvage", "La fin des temps" ou "Au sud de la frontière, à l'ouest du
soleil".
"C'est ainsi que nous poursuivons nos existences, chacun de notre côté. Si profondément fatale que soit la perte, si
essentiel que soit ce que la vie nous arrache des mains, nous sommes capables de continuer à vivre en silence, même lorsqu'il ne reste plus de notre être qu'une enveloppe de peau, tant nous avons
changé intérieurement."
L'avis d'Annette : "Dès le début, on est accroché, au point de toujours vouloir savoir ce qui va se passer la page suivante. On se laisse emporter par le style
fluide de l'auteur."
Par clochette
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Jeudi 6 avril 2006
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2006
12:29
Haruki Murakami est un auteur japonais très prolixe que j'ai découvert il y a un mois en regardant l'émission "Ca balance à Paris" Sur Paris Première.
Tous les chroniqueurs étaient unanimes pour encenser son dernier roman "Kafka sur le rivage". Avant d'avoir pu le récupérer à la bibliothèque, et pour patienter, j'ai commencé
par lire Les amants du Spoutnik qui m'a enthousiasmé et aussi "Au sud de la frontière, à l'ouest du
soleil".
Mais "Kafka sur le rivage" marque encore une nouvelle phase dans le talent de cet écrivain.
Nous y retrouvons un jeune adolescent, Kafka Tamura, âgé de 15 ans, qui s'enfuit du domicile paternel pour échapper à la prédiction de son
père. Il atterit dans une petite ville où se trouve une bibliothèque dirigée par Oshima et Melle Saeki. Il s'y rend tous les jours et sympathise avec eux. Mais un jour alors qu'il s'est
endormi, il se réveille sans se souvenir de ce qui s'est passé et tâché de sang. Il craint alors que la prédiction de son père qui lui annonçait qu'il effectuerait un parricide ne se soit
réalisée.
Parallèlement, nous suivons le destin de Nakata, vieil homme devenu simple d'esprit suite à un accident pour le moins étrange : il
s'est évanoui sans raison lors d'une sortie scolaire ainsi que tous ses autres camarades mais est le seul à être devenu amnésique.
On sent dès le début de ce magnifique roman que les destins de ces deux hommes vont se rejoindre. Entre temps, ils croiseront des chats qui parlent,
des pluies de sardines et de maquereaux et des personnages attachants et mystérieux, aux destinx tragiques. Fidèle à lui même, Murakami à travers des romans d'initiation, nous
conte de magiques et tragiques histoires d'amour sans faire l'économie d'une réflexion sur la solitude. Haruki Murakami aboutit ici à un récit réellement mieux construit, mieux fini
aussi peut-être que les précédents que j'avais déjà beaucoup aimés. Son univers nous emporte dans la magie d'un monde qui nous dépasse tout en nous ramenant à une réalité
incontournable.
Par clochette
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Mercredi 7 mars 2007
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2007
07:45
A peine rentrée du magnifique spectacle de Michel Polnareff qui n'était pas monté sur scène depuis 34 ans et que j'ai
retrouvé avec beaucoup de bonheur, me voilà déjà devant mon ordinateur pour vous parler d'un livre au très beau titre "Auprès de moi toujours", dont je n'avais jamais entendu
parler avant de le découvrir dans les coups de coeur du dernier Lecture Jeunesse, excellente revue de réflexion, d'information et de
choix de livres pour adolescents. Pour autant, ce livre n'est absolument pas selon moi un livre jeunesse mais bien un roman pour adultes et c'est d'ailleurs dans le rayon adultes de ma
bibliothèque que je l'ai trouvé. Il figure d'ailleurs dans la rubrique "lecteurs confirmés" de cette revue, autrement dit plutôt pour de jeunes adultes que pour des adolescents.
Mais ne jouons pas sur les mots et revenons à ce récit, dont je pense qu'il faut dévoiler le moins de choses possibles. Les trois héros Kate, Ruth et Tommy sont
élevés dans le même pensionnat en Angleterre à la fin des années 80. Un destin particulier semble leur avoir été réservé, que connait la narratrice Kath, mais pas le lecteur. Nous remontons ainsi
avec elle le fil du temps et de l'histoire.
Tout au long de ce magnifique et énigmatique récit, on se laisse porter par le suspens et l'écriture. Les mystères sont peu à peu dévoilés jusqu'à la révélation finale de cette
bouleversante histoire.
Je ne veux décidément pas trop en dire mais si vous avez aimé "1984" de Orwell, ou "Le meilleur des mondes", prenez
le temps de lire ce livre.
Clarinette, Fleur d'encre et
Aril ont elles aussi aimé ce roman.
Pour en savoir plus sur Kazuo Ishiguro, rendez vous sur le site de Lecture Ecriture, vous y trouverez une
biographie de l'auteur et des informations sur son oeuvre ainsi que des critiques avec divers points de vue.
Auprès de moi toujours de Kazuo ISHIGURO.- Editions des Deux Terres, Mars 2006, 440 p., 22 euros. Traduit de l'anglais.
Par clochette
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Samedi 14 avril 2007
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00:34
Les parents de Christopher Banks ont mystérieusement disparu pendant son enfance alors qu'ils vivaient à
Shangaï. Son père, tout d'abord, parti un matin sans que rien puisse laisser penser qu'il ne reviendrait pas. L'affaire avait fait grand bruit à l'époque, tout le quartier y compris
le camarade de jeu japonais de Christopher, Akira, fut au courant et la police mit tout en oeuvre pour le retrouver... Sans succès... Puis sa mère de façon pour le moins étrange...
Devenu adulte, vivant maintenant à Londres, détective renommé, il revient sur ce passé qui n'a jamais cessé de le hanter et cherche à
connaître les raisons de ces mystérieuses disparitions, jamais élucidées.
L'air de rien, ce roman ne vous tombe pas des mains... Semant petit à petit les grains qui permettent de comprendre l'histoire de
Christopher, jusqu'aux révélations finales. C'est un récit captivant où on s'interroge sur les relations étranges du couple que forment ses parents, sur ses relations avec son
copain d'enfance Akira, qui part au Japon pour revenir peu de temps après, sur les colères de sa mère contre le commerce de l'opium, sur le rôle mystérieux de son "oncle" Philippe
jusqu'à sa relation ambigüe avec Sarah.
Après "Auprès de moi toujours", ce deuxième roman que je découvre
de Ishiguro est magnifique et je viens d'en commencer un troisième "Les vestiges du jour" qui promet d'être aussi
palpitant.
Si vous voulez en savoir davantage sur cet auteur dont je n'avais jamais entendu parler il y a encore trois mois, rendez vous vite sur la page qui lui
est consacré sur le site de Lecture Ecriture.
Par clochette
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Vendredi 25 mai 2007
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06:55
"Est-il possible pour un être humain d'en connaître un autre à fond ? Connaître vraiment quelqu'un nécessite du temps et des efforts sincères,
mais jusqu'à quel point peut-on approcher l'essence de cette personne ? Savons nous le plus important sur ceux dont nous sommes persuadés être les intimes ?"
Toru Okada a démissionné sans raison particulière du cabinet juridique où il travaillait jusqu'à maintenant. Pourtant, son travail ne
lui déplaisait pas, il avait un bon salaire et l'ambiance était plutôt sympathique.
Il se retrouve donc à passer les journées chez lui et en profite pour faire les tâches ménagères, les courses et les repas pendant
que Kumiko, sa femme, poursuit son travail de rédactrice dans un magazine spécialisé dans la nourriture biologique.
Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes s'il n'était pas dérangé par les coups de fil d'une femme qui ne lui révèle pas son
identité mais qui semble bien le connaître et s'il n'avait pas perdu son chat auquel Kumiko tient plus que tout car ils l'ont adopté peu après leur rencontre. Elle demande donc à Toru
d'essayer de le retrouver ce qui l'emmène dans la ruelle derrière chez lui où il va rencontrer sa voisine, une adolescente pour le moins originale !
Quel bonheur de retrouver l'univers magique de Haruki Murakami ! Après avoir calé sur son dernier roman Le passage du temps, j'ai suivi les conseils de
Sybilline en empruntant "Chroniques de l'oiseau à ressort". Un opus de 800 pages qui se lit comme on boit du petit lait. Nous y retrouvons un monde fait de magie, de
fantaisie, de rencontres toutes plus étranges les unes que les autres et des histoires qui font écho à notre propre vie notamment la solitude et la difficulté de communiquer avec autrui
et un questionnement sur le sens de nos actes et de ce qui nous arrive.
Du même auteur, j'ai aussi beaucoup aimé Kafka sur le rivage, Les amants du spoutnik et Au sud de la frontière, à l'ouest du
soleil.
L'avis de Cuné
Par clochette
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Lundi 11 juin 2007
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08:24
La fin des temps ou la fin d'un temps... Ma fille passe sa première épreuve du bac aujourd'hui. Elle doit être en train de plancher en ce moment même.
Bon courage ma puce !
Le narrateur, un informaticien réputé comme un programmeur très doué, a rendez-vous chez un savant. Ce dernier fait des recherches très poussées et il a engagé cet homme,
travailleur indépendant, afin de protéger ses données en les brouillant. Mais ce savant se cache et pour arriver jusqu'à lui, le héros doit passer par un ascenceur pour le moins
étrange, sans bruit et surtout sans bouton lui indiquant les étages ou lui permettant de fermer les portes. Il n'est donc pas rassuré d'autant qu'il ne sait pas si cet ascenceur monte ou descend.
Quand les portes s'ouvrent enfin, il se trouve en face d'une jeune adolescente de 17 ans, grassouillette, toute vêtue de rose, qui ne lui adresse pratiquement pas la parole. Et les
rares fois où elle parle, aucun son ne sort de sa bouche quand elle s'exprime. C'est en fait la petite fille du savant. Mais avant d'arriver jusqu'à lui, il lui faudra encore
longer une rivière ! Une fois son travail effectué, ce vieil homme lui offre un crâne en cadeau d'adieu qu'on essaie de lui voler dès qu'il est rentré chez lui...
Parallèlement à ce récit, une autre histoire nous raconte celle d'un homme qui doit se séparer de son ombre pour pouvoir rentrer dans une ville. Il ne sait rien de cette ville étrange
sauf qu'une fois entré, on ne peut plus en sortir et qu'elle est entourée d'une muraille très haute et que, chaque jour, des animaux entrent et sortent.
.
On retrouve les ingrédients du merveilleux univers de Murakami, dont je ne me lasse pas. Pourtant j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire à cause de ces deux univers
parallèles qui nous sont décrits simultanément par chapitre alterné et qui bien sûr se rejoindront. Cela m'a un peu déconcerté au début, j'ai donc mis un peu de temps à rentrer dans ce
roman. Mais il se révèle en fait comme le plus travaillé et le plus abouti de cet auteur japonais et je l'ai dévoré.
Je vais continuer mes lectures de cet auteur avec "La course au mouton sauvage' et "Danse danse danse" après quoi j'aurai tout lu ! Quel dommage !
L'avis tout aussi enthousiaste des rats de biblio et de Chiffonnette
"Même s'il n'y avait personne pour s'attrister de ma disparition, même si je ne laissais de vide dans aucun coeur, ou même si presque personne ne s'apercevait que je n'étais plus là, c'était
uniquement mon problème. C'est sûr, j'avais déjà perdu trop de choses dans ma vie. Au point qu'il ne me restait à peu près plus que moi même à perdre. Mais, tout au fond de moi, la trace des
choses perdues continuait à irradier sa lumière, et c'est ce qui avait nourri ma vie jusqu'à maintenant. Je ne voulais pas disparaître de ce monde."
Par clochette
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Dimanche 16 septembre 2007
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2007
07:14
"Je voudrais que tu te souviennes de moi. Je voudrais que tu n'oublies jamais que j'ai existé et que je me suis trouvée ainsi à tes côtés."
Watanabé, jeune étudiant, rencontre par hasard un jour à Tokyo Naoko, jeune fille qu'il a bien connu. Elle était en effet la petite amie de son meilleur ami Kizuki, qui s'est suicidé un an
plus tôt alors qu'il paraissait heureux et que le couple qu'il formait avec Naoko semblait parfait. Impossible donc d'expliquer son geste effectué après une après midi passée avec
Watanabé, sans aucun nuage, et qui s'était achevée par une partie de billard.
A l'époque, Watanabé, Kizuki et Naoko avaient l'habitude de se retrouver souvent tous les trois même si c'était surtout Kizuki qui était le lien entre eux. Ils se mettent à
discuter. Naoko est une jeune fille attirante mais au comportement étrange et inexplicable. Ils finiront par coucher ensemble et elle lui révèlera un secret -elle n'a jamais couché avec
Kizuki- avant de quitter Tokyo et de se rendre dans un sanatorium car elle a besoin de soins. Elle lui écrira une longue lettre de là bas, où il ira lui rendre visite car il reste
fascinée par elle.
Parallèlement, il sympathise avec Midori, une sympathique jeune fille, étudiante comme lui.
Je poursuis avec toujours le même bonheur ma quête de l'oeuvre de Murakami dont l'univers me comble : des récits envoûtants, magiques, des histoires hors du commun, des amours
non partagées, souvent malheureuses, des personnages tous plus étranges les uns que les autres à l'image de Nagasawa, un de ses amis étudiants, qui multiplie les conquêtes alors qu'il a une petite
amie charmante et qui entraîne Watanabé dans ses soirées de drague et plutôt glauques.
La solitude, l'étrangeté des êtres et l'impossibilité de les connaître et de les comprendre vraiment, la magie des situations, la ballade de l'impossible ou l'impossible deuil de Naoko m'a
une fois de plus emporté. Il me reste à lire de cet auteur "La course au mouton sauvage" et "Danse danse danse". Si vous ne connaissez toujours pas Haruki Murakami, il faut absolument y
remédier !
Je ne suis pas la seule à avoir été enthousiasmée : lisez plutôt le très intéressant billet de Essel et les avis de Fée Carabine et de Hibou
Par clochette
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Samedi 22 septembre 2007
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07:08
Yukiko et
Yukio, qui n'ont que quatre mois d'écart, sont frère et soeur sans le savoir. En effet, le père de Yukiko a eu Yukio avec sa maîtresse, qu'il a toujours refusé d'épouser à cause de sa
condition. Mais il continue à la voir bien qu'il ait fondé une famille parallèlement et les deux enfants se fréquentent donc sans se douter des liens qui les unissent. Or, Yukio et Yukiko
vont tomber amoureux l'un de l'autre.
Cette histoire comprend 5 tomes, 5 petits volumes d'une centaine de pages chacun qui sont un vrai délice. Ils mettent en scène les mêmes personnages, racontent la même histoire
mais c'est un point de vue différent qui est adopté à chaque fois.
Dans le tome 1 "Tsubaki", c'est Yukiko
qui, à la veille de sa mort, demande à sa fille de retrouver son frère qu'elle n'a jamais revu. Elle confie à sa fille son existence et le crime qu'elle a commis envers son
père lorqu'elle a appris qu'il avait une double vie. Mais elle n'a jamais été punie de ce crime qu'elle a commis le jour où la bombe atomique est tombée sur
Nagasaki...
Dans le tome 2 "Hamaguri", mot qui symbolise le coquillage
dans lequel les deux enfants scellent leur amour, nous retrouvons Yukio. Ce n'est lui aussi qu'à la mort de sa mère qu'il apprendra les liens qui l'unissent à Yukiko et comprendra
ainsi pourquoi celle ci a décidé un jour de ne plus le voir malgré l'amour qui les unissait. Ce deuxième volume est encore plus prenant que le premier et je l'ai lu d'une seule traite. Il
a d'ailleurs été récompensé du prix Ringuet de l'académie des lettres du Québec.
Le tome 3 "Tsubamé", qui signifie
hirondelle, récompensé par le prix Canada au Japon, et dont Jules vous parlera mieux que moi.
Dans le tome 4 "Wasurenagusa",
c'est le père adoptif de Yukio, monsieur Horibe, qui nous raconte sa vie. Très attaché à Sono, sa nurse, celle ci est pourtant renvoyée car considérée comme d'origine douteuse et
ne convenant pas à sa famille. Son mariage arrangé avec sa première femme Satoko ne durera que 3 ans car ils n'ont pas réussi à avoir d'enfant, or lorsqu'une femme est mariée à un héritier, elle
doit quitter la famille si elle n'a pas d'enfant au bout de 3 ans. Ce que ses parents ne savent pas, c'est que c'est en fait leur fils qui est stérile. Il va alors
décider d'épouser Mariko, la mère de Yukio, contre l'avis de ses parents. Ce tome 4, qui a obtenu le prix Canada Japon est celui que je préfère avec le tome 2. Chacun cache ses secrets, que
l'auteur nous révèle et qui ajoutent à l'émotion de ce récit sensible.
Le tome 5 "Hotaru" est aussi une vraie merveille. Mais une
fois n'est pas coutume je ne vous en dis pas plus ainsi vous aurez le plaisir entier de la lecture de ce dernier tome.
Ces petits livres sont un vrai régal. Ils forment une pentalogie qui m'a vraiment séduite et que j'ai découvert grâce à la chronique de Laure sur le blog les jardins d'Hélène et grâce à Papillon. Bien que ce soit la même histoire qui est reprise à chaque fois, la tension dramatique reste intacte. C'est
une merveilleuse histoire d'amour et de trahison, un drame de l'adultère qui touche bien au delà des deux protagonistes puisque les enfants sont à leur tour victimes des actes de
leurs parents. Enfin au récit personnel se mêle le drame de l'histoire du Japon et de la bombe atomique puisque ces récits se passent à Tokyo puis à Nagasaki où les deux familles
se retrouvent.
Cela fait bien longtemps que je n'avais pas lu des livres aussi courts, ce qui est reposant. La langue est belle, le style épuré. Il émane beaucoup de lenteur de ces récits... C'est
tragique et beau à la fois.
A lire absolument.
Les avis du club des rats de biblio, de Frisette et de Lhisbei
Publié chez Actes Sud, Babel.
Par clochette
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Dimanche 21 octobre 2007
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07:01
Alors qu'elles raccompagnent un de leurs fidèles clients au train, Tomiko et Yaeko sont surprises d'apercevoir Toki, une de leur collègue
serveuse comme elle au Koyuki, sur un autre quai. Celle ci s'apprête à monter dans un train avec Sayara, un autre de leurs habitués. Elles n'auraient jamais pensé qu'elle
puisse avoir une liaison avec cet homme. Mais le lendemain, les deux amoureux sont retrouvés morts au bord d'une plage et la police conclut très rapidement à un double
suicide...
Un des enquêteurs est pourtant intrigué par un détail... Un reçu du wagon restaurant retrouvé dans la poche de Sayara, reçu qui ne mentionne qu'une personne. Étrange que
cet homme soit allé manger sans sa bien aimée... De plus, en faisant des recherches, il apprend qu'il a logé seul dans un hôtel, qu'il a quitté brusquement après avoir reçu un coup de téléphone
qu'il semblait attendre.
Il n'en faut pas plus aux enquêteurs chargés de l'affaire pour pousser plus loin leurs investigations d'autant que Sayara dépend d'un ministère où une affaire de corruption fait
scandale.
J'ai été captivée par ce récit emprunté par hasard à la bibliothèque... Je lis très peu de polars mais beaucoup de romans japonais ! Je
suis tombée sans le savoir sur un des plus célèbres polars japonais.
Ce petit roman policier est un pur chef d'oeuvre et je vous le recommande vraiment. Si vous aimez comme moi voyager en train, vous serez séduit par cette enquête. Une très
bonne surprise, qui se lit très vite !
Je crois que si je ne vivais pas en France, j'aimerais vivre au Japon !
L'avis d'Annette : "Si captivant que j'en ai oublié mes tâches domestiques"
Par clochette
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Dimanche 4 novembre 2007
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2007
07:00
"Je crois qu'il vaut mieux qu'on ne se voit plus, avait-elle écrit. Je vais sans doute me
marier prochainement avec un Terrien."
Bien qu'il dise ne pas être un "type bizarre", le narrateur, journaliste à Tokyo, est pour le moins
déconcertant. Il rêve souvent de l'hôtel Dauphin qui se trouve dans la ville de Sapporo : un hôtel minable où il retrouvait à une époque une jeune femme avec qui il avait une liaison et dont il ne
connaît même pas le nom... "Elle était venue de nulle part et repartie, comme une averse soudaine, ne me laissant que mes souvenirs".
Pourtant, il voit dans ce rêve un message et un signe : il lui faut retourner à l'hôtel Dauphin pour retrouver cette femme. Mais quand il appelle pour réserver, il s'étonne de tomber sur une
réceptionniste qui le renvoie au service réservation. Et quand il arrive à l'hôtel, ses soupçons se confirment et il se fige sur place : le petit bâtiment est métamorphosé en un building de 25
étages...
Bienvenue dans l'univers de Haruki Murakami ! Des personnages et des événements étranges, une réflexion sur la solitude, des éléments récurrents dans les romans de cet auteur japonais : un
chat, des appels téléphoniques, des ténèbres, des disparitions, des rencontres avec de jeunes femmes étranges et audacieuses.
Une fois de plus, j'ai pris un réel plaisir à dévorer un roman de cet auteur et cette histoire déconcertante, à la fois magique, poétique et réaliste. Le narrateur est le même que celui de La
course au mouton sauvage -un des rares romans de l'auteur que j'ai laissé en cours- mais cela n'a absolument pas gêné ma lecture.
"Récemment encore, je marchais sans but sous la neige dans les rues de Sapporo. Et maintenant, allongé sur une plage à Honolulu, je regarde le ciel. Tel est le cours des évènements."
Par clochette
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Ont écrit...