"Liaisons étrangères" d'Alison LURIE ****

Publié le par clochette

Vinnie Miner, 54 ans, est "petite, laide et célibataire, bref le genre de personne qu'on ne remarque pas". De plus, elle a une fâcheuse tendance à ressasser : pourquoi faire des efforts quand de toutes façons on est né avec un physique ingrat et que, quoi qu'elle fasse, personne ne fait attention à elle ?

Mais ce n'est pas forcément un avantage d'être beau. Ainsi le physique de Fred le dessert et on le considère vite comme un être vaniteux et égocentrique. A 28 ans, il est obligé d'adopter une attitude sèche avec ses élèves, "de renoncer à instaurer le climat pédagogique chaleureux, détendu, mais nullement trouble ni relâché dont jouissent ses collègues moins séduisants". Depuis deux mois, son mariage s'effondre  et alors qu'il devait partir avec sa femme Ruth pour Londres, il se retrouve seul dans la capitale anglaise pendant cinq mois. C'est là aussi que se rend Vinnie et bien que l'Angleterre soit réputée froide et humide, la vie y être chère, les habitants peu cordiaux, elle rêve de devenir anglaise.

 

 

 

On peut se demander ce qu'ont en commun ces deux personnes ? Beaucoup de choses pourtant : ils sont tous les deux professeurs et américains, ils bénéficient tous les deux d' un congé d'études de quelques mois afin de mener un travail de recherche pour leur université et ils sont surtout les deux héros de ce roman d'Alison Lurie, qui vont l'un et l'autre voir pendant ces six mois leur vie transformée par une rencontre à laquelle ils ne s'attendaient pas. 

C'est drôle assurément, loufoque aussi parfois, on note beaucoup de cynisme et d'humour à travers ces deux portraits : celui d'une femme désabusée, lucide et terriblement sensible sous des dehors revêches et celle d'un homme perdu, en plein naufrage sentimental. En parcourant les pensées intérieures de ses personnages, leurs états d'âme, Alison Lurie réussit un livre savoureux que je vous recommande vivement.

 

 

 

Il a obtenu le prix Pulitzer en1983.

 

 

 

Alison Lurie, c'est David Lodge au féminin, David Lodge dont j'ai tout lu et dont il faut absolument que je chronique un des livres très prochainement sur ce blog.

 

 

 

 

 

 

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M
Il est dans ma PAL :-)
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S
Je n'ia lu qu'un Alison Lurie, pendant ces vacances, Les amours d'Emily Turner et je n'ai aps accorché du tout, c'est le moins qu'on puisse dire.
ON m'avait dit que c'était le David Lodge féminin mais j'ai été très déçue,car moi aussi j'aoodre Lodge.
Je retenterai peut-être Alison lurie grâce à ta critique plus que positive.
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C
J'ai découvert Lurie grâce à une amie, qui m'avait offert Conflits de famille que j'avais trouvé super.Dans ses descriptions, ces personnages si réalistes, attachants ou agaçants. Je n'ai pas encore lu celui-ci, mes ton billet me convainc de le faire remonter dans ma LAL!
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F
Ton commentaire me donne vraiment envie de découvrir Alison Lurie que je ne connais pas du tout. En plus jusqu'à présent je n'ai jamais été déçue par les livres ayant obtenu le prix Pulitzer. ;-)
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S
Aucun soucis pour moi, je pense que cette sensiblité vient du fait que je passe beaucoup de temps devant l'écran  ! si cela ne gène que moi ce n'est vraiment pas un problème .
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