"Vers l'aube" de Dominic Cooper ****

Publié le par clochette

"Pendant un moment, le frère et la soeur se dévisagèrent dans l'embrasure de la porte. Murdo avait l'impression que Bessie avait rétréci au cours des douze années pendant lesquelles il ne l'avait pas vue. Elle avait les épaules arrondies et se tenait légèrement voûtée, presque comme si elle venait de recevoir un coup de poing dans le ventre. Elle avait les cheveux entièrement gris et tous ses traits étaient devenus mous et relâchés, la peau de son visage ayant perdu son élasticité. Debout sur le seuil, sa mâchoire trembla, ses lèvres se serrèrent et ses yeux devinrent vitreux. Murdo eut honte de lui".

 

Le jour du mariage de sa fille, Murdo quitte la cérémonie, met le feu à la maison qu'il habite depuis de nombreuses années avec une compagne qu'il n'aime plus et quitte son village. Après avoir erré dans la forêt, il décide de se rendre chez sa soeur Bessie, mise au courant du drame par un courrier du pasteur du village. Il explique à Bessie que cela faisait longtemps que les choses n'allaient plus entre Margaret, sa femme, et lui, qu'il ne se sentait pas capable de rester avec elle après le départ de leur fille Flora. Il lui dit qu'il n'envisage pas d'y retourner et il lui demande donc de l'héberger quelque temps. Cela ne gêne pas Bessie, par contre cela n'a pas l'air d'emballer le couple qui vit dans la même ferme qu'elle.

 

Ce qui frappe dans ce roman c'est tout de suite la superbe écriture  qui porte ce récit de bout en bout. Sobre, majesteux, "Dominic Cooper écrit un livre magnifique sur l'errance, sur la difficulté d'être soi quand les autres ne vous connaissent pas tel que vous êtes et vous font exister à l'inverse de ce que vous voudriez vivre" .

 J'ai tout de suite eu beaucoup d'empathie et d'amitié pour Murdo, cet homme solitaire, qui décide de tout quitter pour réussir à être lui même et tenter d'être heureux. Et qui va vers une figure maternelle, sa soeur, se réfugier en espérant y trouver la force nécessaire pour essayer de renaître.

J'ai  aimé tourner les pages de ce livre, à la fois rude et tendre, âpre et sauvage comme la nature au milieu de laquelle vivent et se ressourcent ces êtres. Il est maintenant sur la PAL de Marie, mon alter ego du net, à qui j'en ai fait cadeau, en remerciement de  tous les livres qu'elle m'a offerts ou faits découvrir. En attendant de pouvoir partager avec elle cette découverte.

L'avis de Keisha

Un très beau billet sur Tournez les pages's blog

J'ai reçu et lu ce livre grâce à Obiwi.

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De retour dans la cité... 04/01/2015 11:22

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Marie 03/11/2009 09:48


Superbe billet ! Et un grand merci pour le cadeau ;)
Dès que je commence sa lecture, promis, je t'en reparle :)


Karine:) 24/10/2009 19:24


je n'arrive pas à savoir si je suis tentée ou pas.  Le thème me tentait, puis je ne savais plus trop à cause de certains billets... et là, j'hésite mais dans l'autre sens!!  Je suis
terrible!


SD49 24/10/2009 13:33


Ah tiens !!! on peut à nouveau écrire des commentaires, je me demandais ce qu'il se passait.


calypso 24/10/2009 11:16


Je découvre ton blog !
Ce livre ne me tente pas trop, mais qui sait ?