"Best love Rosie" de Nuala O'Faolain ****

Publié le par clochette

Vous avez du mal à passer le cap de la cinquantaine...Ce livre est pour vous !

Tendre et généreux, abordant les thèmes de la vieillesse, de la solitude, du temps qui passe...et de la mort. Et pourtant ce livre n'est pas déprimant, malgré sa mélancolie, il est  tendre et même parfois drôle

À la mort de sa mère, Rosie a été élevée par sa tante Min, qui n'avait que 15 ans à l'époque, et qui est venue seconder son père, mort 14 ans plus tard. "À l'époque, Min était une jeune femme coupée de son propre passé, sans parent ni amant pour la chérir, qui travaillait à plein temps sans salaire et regardait tomber la pluie avec l'enfant d'un autre à ses pieds, le veuf d'une autre à ses côtés".

Aujourd'hui, Min a 70 ans et vit en Irlande, où Rosie rentre pour s'occuper d'elle. Elle décide également d'écrire un manuel de savoir vivre pour les plus de cinquante ans, et doit pour cela rejoindre son ami d'enfance Markey, qui est éditeur à New-York, où il a émigré  il y a bien longtemps.. Elle décide alors de mettre Min le temps de son séjour aux États-Unis, dans une maison de retraite, afin qu'elle soit prise en charge. Mais Min va venir la rejoindre à New York, s'y épanouir et décider de s'y installer, ce qui laisse Rosie, retournée en Irlande, perplexe. Les deux femmes, éloignées l'une de l'autre,  communiquent par le biais d'une cabine téléphonique...

De magnifiques passages dont voici quelques extraits : "Et puis, pendant la cinquantaine, il faut se préparer à l'étape suivante qui, elle, sera réellement éprouvante, on va voir mourir ceux qu'on aime, par exemple. Et se rapprocher soi même de la mort. Une des choses que je voudrais apprendre, c'est comment aller vers les ténèbres". Mais qu'on ne s'y trompe pas, ce livre n'est pas pour autant triste, il est profondément humain et généreux : "Il devait savoir , le jour où nous avions marché jusqu'à la Pigeon House, que je serais anéantie d'apprendre qu'il quittait l'Irlande - et pas dans un futur proche mais le soir même. C'était peut-être pour ça qu'il s'occupait si gentiment de mon projet éditorial. Pour réparer cette grande blessure. Après tout comme je l'avais écrit dans mon bout d'essai, l'âge mûr était celui des restitutions miraculeuses."

J'ai beaucoup aimé ce livre quis semble faire l'unanimité autour de moi, rempli de magnifiques pensées à méditer comme cette dernière qui m'a bien touchée. Je ne résite pas à  l'envie de la citer pour terminer ce billet. : "D'emblée, on aime les animaux tels qu'ils sont, sans songer à vouloir les changer"


Du même auteur, Chimères

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Sébastien ne put s’empêcher ... 04/01/2015 12:01

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Anna 14/02/2009 17:41

J'ai lu ta critique, Aliénor, tu me confortes dans ma 1ère idée hein: je ne vais pas me précipiter sur Best Love Rosie. A la place j'ai sorti Métamorphoses d'un mariage.

Aliénor 13/02/2009 16:08

Je viens de poster une critique... qui ne ressemble pas à la tienne.

Anna 10/02/2009 10:35

Moi aussi Kathel, j'avais été déçue par L'histoire de Chicago May. Moins courageuse que toi, j'avoue ne pas avoir été au bout. Un drôle de contraste entre un personnage plein de potentialités romanesques et un style plat, ennuyeux, laborieux.
Du coup je n'ai pas lu Best love Rosie. Ca a l'air mieux, mais vu que Chicago avait déjà de bonnes critiques, je me méfie un peu

Olivier 05/02/2009 13:00

Moi ça me fait peur la cinquantaine !