En deux mots...

Auto portrait

Ce que j'aime par dessus tout : mes enfants, mon travail, la littérature, danser le rock et le madison, buller dans mon appart, aller à un cours de step

Ce que je n'aime pas : devoir prendre l'avion, croiser un chat, être en panne (de voiture, d'ordinateur...)

Ce qui me rend agressive : être dérangée au téléphone par des gens qui veulent me vendre une cuisine, une assurance vie, un nouveau forfait téléphonique...

J'aime les gens : chaleureux, qui me font rire, qui me protègent, qui ne se prennent pas au sérieux, les gens tendres et gentils, spontanés


Ce qui m'épate : la technique (le téléphone qui sonne, la lumière qui s'allume...)

Ce qui me déconcerte : la nature humaine
  

Au fil du temps

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Crée ton Blog

Jeudi 12 novembre 2009

"Parfois, il faut se tromper pour trouver le bon chemin"

Celui ci autant vous le dire tout de suite, je l'ai dévoré dès les premières pages, et je le reprenais dès que j'avais 5 minutes. Pourtant je m'étais tâtée pour le lire car j'avais lu une très mauvaise critique. Mais aussi une très bonne. Alors je me suis dit que j'allais tenter ce nouveau livre paru en août 2009, d'autant que j'avais beaucoup aimé "La maladie de Sachs", récit du quotidien d'un médecin généraliste et Les trois médecins, passionnante incursion dans les longues années d'études de Bruno Sachs et de ses amis.

Nous voilà cette fois ci dans le service gynécologique d'un grand hôpital, dont le patron est un médecin généraliste qui a une réputation sulfureuse. Quand l'interne Jean Atwood est envoyée dans ce service, c'est donc à reculons qu'elle s'y rend, avec plein d'a priori. Elle écoute sans guère d'empathie les plaintes des femmes venant consulter ce médecin parce que, le plus souvent, elles ne supportent plus leur pilule. Elle, ce qui l'intéresse c'est le bloc opératoire, la chirurgie. Mais dès les premières consultations,  l'interne brillante et pleine de certitudes qu'elle est , est déstabilisés par les méthodes humaines voire humanistes de ce médecin, qui sait écouter ses patientes, bien loin de l'image qu'il véhicule.

Un drôle de face à face, entre deux personnes, un médecin et un homme comme on aimerait en rencontrer plus souvent, et une interne bardée de certitudes.  Martin Winckler rend hommage aux femmes, à leurs cycles, à leurs menstruations et à leur maternité parfois contrariée. Ce n'est pas le corps qu'il ausculte mais l'âme, les états d'âme de ce sexe dit faible, en s'interrogeant sur les douleurs et les souffrances qu'elles véhiculent, dans leur vie de femme.

Martin Winckler, en plus d'être un grand médecin, est un grand écrivain mais aussi  un grand homme, qui nous fait réfléchir sur nos rapports aux autres, l'attention et l'écoute qu'on leur prête.

Et pourtant j'ai été déçue et gênée par la fin du roman. J'aurais aimé un autre dénouement et aux cinq étoiles du début ne subsistent du coup plus que les 3 étoiles que j'attribue à ce livre qui est à la fois un traité de médecine vulgarisé et passionnant et un roman captivant et décevant pour moi dans sa seconde partie.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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Lundi 9 novembre 2009

"Mais pourquoi ils ne me disent pas tout simplement que je vais mourir ?"


Oscar a dix ans et une leucémie.  Bien qu'il ait horreur d'écrire, il passe une grande partie de son temps à envoyer des lettres à Dieu. Pourtant il n'est pas particulièrement croyant mais il a du temps bien que son temps soit compté.

Oscar va mourir, il le sait, il a entendu le médecin qui s'occupe de lui à l'hôpital le dire à ses parents.  "L'hôpital c'est un endroit super sympa avec plein d'adultes de bonne humeur qui parlent fort, avec plein de jouets et de dames roses qui veulent s'amuser avec les enfants" Mamie-Rose, la seule qui n'a pas changé depuis qu'on le sait condamné, lui conseille d'écrire à Dieu afin qu'il se sente moins seul :  "Livre lui tes pensées. Des pensées que tu ne dis pas ce sont des pensées qui pèsent, qui s'incrustent, qui t'alourdissent". Car dans un hôpital, personne n'ose parler de la mort, et surtout pas à un enfant qui est sur le point de la rencontrer. Même les copains d'Oscar deviennent sourds et muets quand il s'agit d'aborder le sujet.  Alors Oscar écrit, il s'invente la vie qu'il n'aura pas, les premiers amours adolescents, le mariage et l'entrée dans la vie adulte "C'est dure la trentaine c'est l'âge des soucis et des responsabilités", la maturité,   la vieillesse "J'ai soixante ans passés et je paie l'addition pour tous les abus que j'ai faits",  sans avoir peur de dire que "c'est moche de vieillir" et enfin l'inéluctable mort qui, sans vouloir plomber l'ambiance, nous attend tous.

Un petit livre par la forme, grand par l'émotion qu'il suscite. Comme l'entourage d'Oscar, il m'est difficile de parler de la mort, de la mienne mais aussi de celle de mes proches, surtout lorsqu'on se retrouve face à un malade en phase terminale. Comment envisager l'inenvisageable et dire l'indicible ? Un livre plein d'émotions, un hymne à la vie dont il faut profiter avant qu'elle ne nous prenne, comme elle a pris Oscar qui a fini par s'endormir bien trop jeune en nous laissant un petit livre bouleversant.

Un billet double pour la peine puisque Valérie publie sa chronique aujourd'hui, en souvenir du swap de rentrée au cours duquel elle m'a glissé ce petit bijou dans le colis qu'elle me destinait. Si vous voulez savoir ce qu'elle en pense, c'est ici.

Un film adapté de ce roman sort dans un mois, avec Michèle Laroque dans le rôle de Mamie Rose. Mais je crois que je n'irai pas le voir ! Pourtant j'aime le septième art et j'apprécie toujours une bonne séance de cinéma. Mais j'ai souvent été déçue par les adaptations des livres que j'ai été voir . Et puis, j'ai  peur d'être vraiment trop bouleversée.

Par clochette - Publié dans : Littérature Française
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Mercredi 4 novembre 2009

"Il avait alors mis hors service cette partie de lui qui croyait en l'avenir".

Aidan se rend dans un magasin de pompes funèbres pour y acheter un cercueil. Il ne le destine pas à un de ses proches, mais tout simplement à lui-même, au grand étonnement du vendeur. Ce n'est pas qu'il veuille régler avant l'heure les problèmes de succession, sa femme est morte et ses deux enfants des adultes. Son projet est tout simplement de s'enterrer vivant dans son jardin "six pieds sous terre" , façon comme une autre de dire que la fermeture de l'usine dans laquelle il travaille en raison de délocalisation,  est tout simplement scandaleuse et une catastrophe pour lui. Et il entend bien le faire savoir... D'autant que le PDG se voit octroyer une prime de 750000 livres après avoir déclaré qu'une augmentation de salaire causerait la faillite de sa société.

Qui aurait pu penser qu'il était capable d'imaginer un truc aussi hallucinant pour tenter de faire plier la direction de l'usine ? Les journalistes ne tardent pas à rappliquer, son fils ayant pris soin de rédiger un communiqué de presse à couper le souffle. Sa fille, psychothérapeute et donc habituée à écouter les états d'âme d'autrui, n'est pas en reste. Pas plus que ses trois potes de travail et que sa voisine, une vraie langue de vipère qu'il évite le plus possible ! Mais quand on est au fond d'un cercueil, même avec un portable et de la lecture, on ne peut pas toujours éviter certaines rencontres...

C'est loufoque, drôle à souhait, vraiment détendant, pas prise de tête. Les personnages sont sympas et le sujet pas si drôle même si l'auteur a pris le parti d'en faire le point de départ d'un récit qui part en vrille... De quoi faire passer un bon moment.

Publié en France en 2008, il vient de sortir en 10/18, une collection que j'affectionne décidément particulièrement.

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
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Samedi 31 octobre 2009

Au cours d'une sombre nuit, Jack tue  toute une famille. Mais lorsqu'il s'apprête à donner le coup de couteau final au petit dernier, il trouve à la place du bébé censé dormir dans le berceau un ours en peluche. Cet enfant qui "faisait le désespoir autant que la joie de ses parents, car jamais on n'avait vu garçon plus doué pour explorer, grimer, se fourrer dans tous les recoins et s'en extirper" vient de flirter avec la mort.

Inconscient cependant de ce à quoi il vient d'échapper,  ses pas le portent vers le cimetière de la ville, accueilli par monsieur et madame Owens, qui n'en croient pas leurs yeux de découvrir un nourrisson devant l'entrée. Mais ce bébé, bien vivant, n'a en principe rien à faire dans un cimetière !

Le fantôme de sa mère implore les Owens, décédés depuis des siècles, de protéger leur fils. N'en ayant jamais eu eux mêmes, ils décident alors d'accorder la libre citoyenneté à cet étranger, qui aura un statut bien particulier, celui de vivant dans le monde des morts. Il grandit heureux et insouciant en passant d'un monde à l'autre, grâce à son tuteur Silas, mais le danger guette car Jack n'est pas prêt à abandonner la mission qu'il n'a pu mener à terme.

Repéré sur le site de Marie, plébiscité par les bibliothécaires de Fleury-les-Aubrais, ce roman m'a enthousiasmée. Je me suis retrouvée plongée dans une histoire qui m'a entrainée, amusée, et tenue en haleine tout le long du récit.

Quelques jolies illustrations en noir et blanc viennent avantageusement rehausser ce livre à la couverture par ailleurs magnifique. Nobody Owens et les morts qu'il cotoie sont super attachants et c'est avec grand regret que je les ai quittés. "Un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond". qui a remporté la Newbery Medal 2009.

Le billet de Marie

Par clochette - Publié dans : Jeunesse 13 ans et plus
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Mardi 27 octobre 2009

Lire une nouvelle de Maupassant, c'est comme se plonger sous sa couette, on est bien, au chaud, sûre de ne pas être déçue et on ronronne en savourant chaque ligne.  Phénomène d'autant plus appréciable qu'en temps normal, je ne suis pas fan des nouvelles mais celles de Maupassant j'adore !

Au ministère de la Marine, les employés sont tous zélés, surtout au moment de l'avancement. Parmi eux Cachelin, veuf ayant le secret espoir de marier sa fille à un de ses collègues, auquel il voue une admiration sans borne. Et cela lui semble d'autant plus réalisable que sa fille est en passe de devenir riche car elle est l'unique héritière de sa tante. "La chose était connue dans l'administration et les prétendants ne manquaient pas." Ayant eu la faveur d'un avancement grâce à Lesable, il s'empresse de l'inviter à dîner pour le remercier et surtout pour le présenter à sa fille. L'affaire est rondement menée et les deux tourtereaux convolent bientôt en juste noce... Mais lorsque la vieille tante meurt, ils apprennent avec stupéfaction qu'elle a rajouté une clause à son testament : il faut que le jeune couple ait un enfant pour pouvoir prétendre toucher l'héritage, faute de quoi au bout de trois ans l'argent devra être versé à des oeuvres. Or, malgré leurs ébats, les deux jeunes mariés n'ont toujours pas d'enfant...

Du Maupassant pur jus : des fonctionnaires mesquins et méchants, une ambiance de bureau où chacun se gausse du malheur des autres, la cupidité des êtres humains face à l'argent, le triomphe du vice et de la malhonnêteté. Et pourtant quel réalisme dans ces portraits d'hommes et de femmes !

J'ai d'autant plus apprécié cette nouvelle qu'elle n'était pas perdue au milieu de plein d'autres dans un recueil mais au contraire mise en valeur dans un seul livre, un livre du format de votre sac à main, et que j'ai donc glissé dans le mien. Avec en prime une  magnifique première de couverture, à la fois sobre et recherchée.   "A s'offrir en partage" est  une toute jeune collection qui propose de mettre en valeur de superbes récits, et qui a déjà plus d'une dizaine de titres à son catalogue. Je vous recommande bien évidemment de commencer par celui ci, préfacé par Pierre Assouline.

Pour en savoir plus sur cette jeune maison d'édition belge, c'est ici.


"Plus que des classiques, la collection À s’offrir en partage publiée par la maison d’édition André Versaille permet de découvrir ou redécouvrir les œuvres que l’on a aimées, présentées par de grands auteurs, à tout petit prix. Une façon de partager son émotion de lecture en offrant un cadeau à ses proches ! "

Par clochette - Publié dans : Littérature Française
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Vendredi 23 octobre 2009

"Pendant un moment, le frère et la soeur se dévisagèrent dans l'embrasure de la porte. Murdo avait l'impression que Bessie avait rétréci au cours des douze années pendant lesquelles il ne l'avait pas vue. Elle avait les épaules arrondies et se tenait légèrement voûtée, presque comme si elle venait de recevoir un coup de poing dans le ventre. Elle avait les cheveux entièrement gris et tous ses traits étaient devenus mous et relâchés, la peau de son visage ayant perdu son élasticité. Debout sur le seuil, sa mâchoire trembla, ses lèvres se serrèrent et ses yeux devinrent vitreux. Murdo eut honte de lui".

 

Le jour du mariage de sa fille, Murdo quitte la cérémonie, met le feu à la maison qu'il habite depuis de nombreuses années avec une compagne qu'il n'aime plus et quitte son village. Après avoir erré dans la forêt, il décide de se rendre chez sa soeur Bessie, mise au courant du drame par un courrier du pasteur du village. Il explique à Bessie que cela faisait longtemps que les choses n'allaient plus entre Margaret, sa femme, et lui, qu'il ne se sentait pas capable de rester avec elle après le départ de leur fille Flora. Il lui dit qu'il n'envisage pas d'y retourner et il lui demande donc de l'héberger quelque temps. Cela ne gêne pas Bessie, par contre cela n'a pas l'air d'emballer le couple qui vit dans la même ferme qu'elle.

 

Ce qui frappe dans ce roman c'est tout de suite la superbe écriture  qui porte ce récit de bout en bout. Sobre, majesteux, "Dominic Cooper écrit un livre magnifique sur l'errance, sur la difficulté d'être soi quand les autres ne vous connaissent pas tel que vous êtes et vous font exister à l'inverse de ce que vous voudriez vivre" .

 J'ai tout de suite eu beaucoup d'empathie et d'amitié pour Murdo, cet homme solitaire, qui décide de tout quitter pour réussir à être lui même et tenter d'être heureux. Et qui va vers une figure maternelle, sa soeur, se réfugier en espérant y trouver la force nécessaire pour essayer de renaître.

J'ai  aimé tourner les pages de ce livre, à la fois rude et tendre, âpre et sauvage comme la nature au milieu de laquelle vivent et se ressourcent ces êtres. Il est maintenant sur la PAL de Marie, mon alter ego du net, à qui j'en ai fait cadeau, en remerciement de  tous les livres qu'elle m'a offerts ou faits découvrir. En attendant de pouvoir partager avec elle cette découverte.

L'avis de Keisha

Un très beau billet sur Tournez les pages's blog

J'ai reçu et lu ce livre grâce à Obiwi.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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Mardi 20 octobre 2009

"Nous informons notre aimable clientèle que le magasin ferme ses portes dans quinze minutes. Merci de vous diriger vers les caisses. Nous vous souhaitons une agréable soirée"


Comme tout le monde, j'avais entendu parler de ce livre qui avait fait beaucoup de bruit à sa sortie ... Donc quand je l'ai vu à la bibliothèque, je l'ai emprunté, pensant le feuilleter rapidement, en tombant sur un livre banal. Et je me suis retrouvée face à une analyse quasi sociologique et ma foi très pertinente du comportement humain.

Quoi de mieux qu'un boulot de caissière pour analyser la nature humaine et les comportements étranges et souvent irrespecteux des gens ? J'avoue bien platement et très humblement que je me suis souvent reconnue dans le portrait (à charge !) qui est fait des clients et qu'après avoir lu ce livre, je crois que je ne ferai plus jamais les courses de la même façon !

Pas franchement étonnant que les employées soient ravies de se retrouver aux caisses "moins de dix articles", beaucoup moins fatigantes, même s'il leur faut batailler avec un nombre impressionnant de clients qui essaient de resquiller en en passant 1, 2 voire 3 de plus ; ou en passant 20 articles en deux fois !  Sans compter ceux qui mettent leur caddie devant une caisse et repartent tranquillement chercher d'autres articles, en vous repassant devant sans avoir fait véritablement la queue. Tout ceci  sans aucun scrupule. Eh oui le Français moyen est réputé pour être indiscipliné et volontiers grossier. C'est chacun pour sa pomme et le self control et la bonne éducation anglaise ne sont pas de mise dans l'hexagone !

Ajoutez à cela le mépris dont les caissières sont parfois victimes (client au téléphone portable sans même un regard ou un bonjour), ou des parents disant à leurs enfants "Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras caissière comme la dame". Sauf qu'au 21ème siècle, on peut très bien travailler à l'école et se retrouver caissière ou l'être le temps de ses études. Ainsi, pendant huit ans, Anna, 28 ans, titulaire d'un diplôme universitaire, a officié dans un hyper où elle a découvert sur ses fameux tapis de caisse des objets dont elle ne soupçonnait pas l'existence. Mais aussi un emploi de temps de 30 heures à trou, permettant difficilement de finir ses fins de mois, et encore plus difficilement de trouver un travail en complément quand on fait 9-12 puis 16-20h dans la même journée.


Ceci étant dit, travailler à la chaîne ce n'est pas mieux et au moins on voit du monde : les clients qui font systématiquement l'ouverture et tapent du pied 20 mn avant l'heure, ceux qui font systématiquement la fermeture et même au delà, ceux qui achètent des produits gênants : capotes (ah bon ça gêne encore quelqu'un ?), dvd porno ou serviettes hygiéniques, ceux qui essaient de voler quelques produits, en simulant une dispute en passant devant la caissière pour tromper sa vigilance, les spécialistes des bonnes affaires... Et puis bien sûr ceux qui vous draguent... Et toujours ces mêmes mots prononcés : "bonjour", "vous avez  la carte de fidélité ?", "vous payez en carte bleue ?", et puis remettre le ticket en attendant qu'au moins trois tonnes de papiers avec des promotions bidons ne sortent avec,  sourire et souhaiter une bonne journée. Sans compter qu'il n'est pas exclu que vous portiez un bonnet de père Noël le 24 décembre.

Bref j'ai trouvé ce livre bien séduisant, pertinent et j'ai pris plaisir à le lire. Ceci étant dit, dans quelques années, les caissières ne seront plus qu'un lointain souvenir, nous ferons tous nos courses par internet et les clients se transformeront en internautes anonymes. Pour l'instant, certains passent déjà aux caisses automatiques pendant que d'autres utilisent un appareil leur permettant de scanner leurs produits eux-mêmes. Voilà de quoi résoudre les problèmes existentiels mais bien réels de ces employées.

Quant à moi je vais faire mes courses en semaine pour éviter la foule, je choisis scrupuleusement ma caisse dans le supermarché où je vais depuis 10 ans, évitant les caissières que je trouve franchement antipathiques (eh oui il y en a aussi !) et puis, quand j'ai un peu de temps et beaucoup de choses dans mon caddie, je laisse passer les gens qui ont trois fois rien devant moi. Vous ne pouvez pas savoir comme cela met du baume au coeur, ces gens qui vous regardaient à peine et parfois de haut se mettent alors à vous remercier chaleureusement, ayant du mal à croire qu'il existe encore des gens aussi sympathiques sur terre !  Et cela fait du bien de distribuer si facilement un peu de bonheur, et d'en recevoir en retour !

Le billet de Liliba, qui a été beaucoup moins séduite que moi !

Par clochette - Publié dans : J'ai bien rigolé !
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Vendredi 16 octobre 2009

Jean-Philippe Blondel, je le connaissais surtout pour ses romans adultes et son si émouvant Passage du gué. Jusqu'à ce que je découvre une publication dans une édition jeunesse, un petit livre lu très vite dans lequel je me suis glissée avec bonheur et où j'ai retrouvé la sensibilité de cet auteur.

Le narrateur fait du basket, et vit avec sa mère, qui passe son temps à critiquer son père, parti alors qu'il n'était même pas né. Son seul grand copain est Christian, dont le père est "plein de fric" et la mère limite dépressive. Une vie en quelque sorte banale jusqu'au jour où Christian ne revient pas au lycée.

Alors notre narrateur s'interroge. Que faire et qu'est devenu son copain ?

Un petit livre qui devrait plaire aux adolescents, où ils  devraient se retrouver. Il aborde avec pudeur et sensibilité les drames de la vie de tous les jours, et les secrets qu'on veut cacher ou qu'on ne s'avoue pas. Un beau portrait de la famille et des indispensables amis. Bref, un livre à rajouter à la liste des romans que je vais prochainement commander pour le lycée.

Si vous voulez en savoir plus sur Jean-Philippe Blondel, c'est ici.

Par clochette - Publié dans : Jeunesse 13 ans et plus
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Mardi 13 octobre 2009

"Courir présente toute sorte d'avantages. Le premier, vous n'avez besoin de personne, aucun équipement spécialisé n'est indispensable. Inutile de vous rendre dans un lieu particulier. Du moment que vous avez des chaussures de sport aux pieds et une bonne route, vous pouvez courir tout votre content. Ce n'est pas comme le tennis. Il vous faut rejoindre un cours de tennis et avoir un partenaire. Vous pouvez certes nager seul, encore faut-il aller à la piscine".


Haruki Murakami est mon auteur fétiche ! J'adore ses romans dans lesquels il met en scène des événements magiques,  sortant de l'ordinaire, des héros solitaires et bizarres. Je lui ai même consacré un  billet rien que pour lui tant je suis fascinée par cet écrivain talentueux, à la vie peu banale. En effet, après avoir longtemps travaillé la nuit puisqu'il a tenu un bar pendant des années, en ayant une vie avec énormément de relations et de contacts sociaux, il se lève maintenant de très bonne heure pour écrire, et a une vie plutôt solitaire. Il parait qu'il a été plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de Littérature et ce ne dépendrait que de moi, je lui aurais décerné depuis longtemps.

Ce que je ne savais pas c'est qu'il court dix kilomètres par jour, six jours sur sept. Et qu'il a fait de cette habitude une sorte de réflexion autobiographique sur ce qui le pousse à courir, en nous faisant des confidences inédites.

Que dire de cet essai déconcertant dans lequel l'homme se livre, parle de cette addiction à la course, de lui même, de son travail d'écrivain, de sa façon de vivre. Certains passages m'ont enthousiasmée, d'autres laissée plus dubitative, et j'avoue que je préfère l'écrivain que le biographe même si j'ai été heureuse par le biais de ce livre de cerner mieux ce personnage, qui m'a si souvent envoutée par la grâce de ses brillants récits.

Je partage avec lui le plaisir de la sieste et sa réflexion à ce sujet  m'ôte les quelques scrupules que j'ai parfois à me laisser gagner par le sommeil alors que j'aurais tant de choses à faire : "Une autre façon de rester en forme est la sieste. Pour ma part, je la pratique volontiers. D'habitude j'ai sommeil tout de suite après le déjeuner, je m'allonge sur le canapé et je m'assoupis. Une demi-heure plus tard, je me réveille. Dès que j'ai ouvert les yeux, mon corps ne ressent aucun engourdissement, j'ai l'esprit clair. C'est ce qu'on appelle la "siesta" en Europe du Sud. Il se peut que j'ai pris cette habitude lorsque je vivais en Italie, mais je m'embrouille peut-être dans mes souvenirs. De toute façon, par tempérament, j'ai toujours aimé la sieste. En tout cas, dès que j'ai sommeil, je suis quelqu'un qui peut dormir profondément, n'importe où. Sans aucun doute, il s'agit là d'une habitude appréciable pour se maintenir en bonne santé."

Un livre en forme de testament aussi.  Il y parle beaucoup de la vieillesse et y évoque même sa propre mort. Même si j'ai pris  plaisir à le lire, je pense plus prudent de le réserver aux fans de l'écrivain  ou de la course à pied ! Et si vous n'avez jamais rien lu de lui, commencez plutôt par un de ses magnifiques romans.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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Samedi 10 octobre 2009

Quelle bonne surprise que ce roman jeunesse proposé par Anne lors de notre dernier comité et qui m'a fait passer un excellent moment.

Nous sommes tout de suite embarqués dans la vie d'une famille pas comme les autres : le père est un original qui n'épargne pas les autres membres de sa famille, obligés de le suivre dans ses délires, à commencer par son fils, le narrateur de ce génial récit,  et sa soeur jumelle, moche et grincheuse, la mère étant la seule personne à peu près normale de cette famille néanmoins sympathique.

Renvoyé de son travail, le père végète de petit boulot en petit boulot jusqu'à ce qu'un de ses collègues lui refile un tuyau génial : émigrer vers un nouveau pays que personne ne connait. Comment ne pas résister à cette solution miracle qui va sortir la famille de la panade, et lui permettre de se retrouver dans une île quasi paradisiaque, sans habitant, pour y créer avec d'autres migrants une société nouvelle, égalitaire et écologique.

Pour cela encore faut-il réussir l'examen de passage auprès des employés de l'ambassade de ce futur pays. Non sans mal la famille réussit finalement à être sélectionnée et se retrouve donc embarquée ou plutôt débarquée sur ce lieu riche de promesses : "Toutes nos félicitations. Vous et votre famille avez été choisis pour être citoyen de ce pays. Pangée est un endroit nouveau, jamais exploité, qui n'a connu aucun épisode honteux  ni aucune guerre dans le passé, de sorte que notre histoire commence précisément aujourd'hui, avec vous et votre famille, vous les fondateurs". Au cours  de la fête de bienvenue, on leur visionne un documentaire sur le président de cet état  soit disant miracle don Augusto Barnaby, dont le rêve est de réaliser un pays parfait. Ça sent l'arnaque à plein nez mais c'est drôle et on les suit bien volontiers dans leur rocambolesque équipée.

Ici point de problème de logement, on leur octroie en effet dès leur arrivée une maison  ainsi qu'une invitation dès le premier soir à un dîner de luxe. Trop beau pour être vrai. Effectivement....

Je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture. C'est vif, alerte, enlevé, original, bien écrit, bref j'ai passé un très bon moment. Humour garanti, derrière lequel se cache bien sûr une critique acerbe des fausses valeurs refuges et des solutions miracle.

Par clochette - Publié dans : Jeunesse 13 ans et plus
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News et Incontournables

Ce blog ne regroupe que les romans
que j'ai aimés, à la folie (5 étoiles),
passionnément (4 *)
 ou tout simplement beaucoup (3 ***)

En ce moment je lis :
"Papa et maman sont dans un bateau" de Murail (jeunesse)


Coup de coeur de la décennie :
La voleuse de livres


Mes sept derniers coups de coeur

D'autres vies que la mienne
Le pont des soupirs
Le cercle littéraire des amateurs...
Va chercher : une enquête de Chet et Bernie
L'année brouillard
Le club des incorrigibles optimistes (billet à venir)
Cristallisation secrète de Ogawa (billet à venir)


Derniers coups de coeur Jeunesse :

Miss Charity
Qui es tu Alaska ?
La déclaration l'histoire d'Anna
La résistance l'histoire de Peter
Le chagrin du roi mort (billet à venir)

Derniers coups de coeur manga/bd

Gemma Bovery
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Persepolis
Ma maman est en Amérique...
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