Dimanche 3 janvier
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00:02
Il y a presque 4 ans, je publiais ma première critique sur ce blog.
Aujourd'hui est venu le temps de le refermer. Je pars vers d'autres aventures, tout aussi passionnantes et enrichissantes.
Merci de votre amitié et de votre fidélité, qui m'ont été précieuses au cours de ces quelques années.
Et merci de tous vos commentaires, qui affluent ce matin. Une fois n'est pas coutume, je ne les publierai pas mais les garde bien au chaud de mon coeur. Et oui, promis, je continuerai à vous
rendre visite et à vous donner de mes nouvelles sur vos blogs respectifs. A très bientôt donc...
Par clochette
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Publié dans : Autres...
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Jeudi 31 décembre
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00:05
"
"Avez vous déjà essayé d'expliquer à un jeune comment on téléphonait à l'époque de son grand-père ? Impossible de lui faire imaginer qu'il fallait mettre l'index dans un cadran rond avec des
trous en face de chaque numéro. Quand, par manque de chance, le doigt dérapait, il fallait tout recommencer à zéro. Chaque fois, il fallait composer entièrement le numéro : pas de mémoire ni de
carnet d'adresses intégré. Impossible de joindre son meilleur pote sans passer par les parents qui répondaient au téléphone, et qui, parfois, exerçaient un véritable filtre".
On ne le dira jamais assez, internet est une véritable révolution et d'autant plus que nos enfants sont maintenant et contrairement à nous des "digitals natives", c'est-à-dire des
personnes qui sont nées avec internet. L'ordinateur n'a donc aucun secret pour eux. Quand nous appréhendons encore de faire certaines mises à jour ou que nous nous échinons avec
maladresse à trouver certaines applications, eux pianotent sans complexe et utilisent ce formidable outil en étant incroyablement à l'aise. L'auteur de ce livre revient sur cette révolution
numérique, l'avènement de google, des blogs, du e-commerce, en analysant ses avantages et ses dérives.
Cette première phase du livre est sans aucun doute celle qui m'a le plus intéressée, même si on n'y apprend pas pas grand chose mais c'est est en quelque sorte une photocopie amusante et
attractive de notre monde d'aujourd'hui, à l'ère du technologique. La seconde partie, qui s'attaque à la place croissante des femmes dans la société, m'a parue moins pertinente. En effet, il
me semble que cette woman révolution est plutôt celle des années 50 à 70 que du 21ème siècle. Pour moi ce combat reste celui d'un autre siècle, déjà mené et gagné par nos grands-mères. Je
suis donc restée sceptique et peu convaincue par cette analyse.
Enfin le Weather, le temps, ce temps qui passe si vite, et qui cet hiver encore nous a pris de cours avec la neige, et qui agite même les grands de ce monde réunis il y a encore peu à Copenhague.
Entre ceux qui nous alertent en brandissant inlassablement la menace écologique, ou ceux qui s'inquiètent de la dérive consumériste et une de ses conséquences immédiate la
pollution, l'environnement est sans conteste l'enjeu à venir et une révolution encore à faire, comme nous l'explique ce livre, qui revient aussi largement sur le développement durable.
C'est avec ce documentaire plaisant sans être transcendant que je termine l'année. Avec une grosse pensée pour Joël, 43 ans aujourd'hui, notre bon Joël (dixit Brigitte et ce n'est pas moi
qui la contredirai !).
Et à l'aune de cette nouvelle année, je formule des voeux pour que 2010 permette à chacun d'entre vous de mener à bien les projets qui lui tiennent le plus à coeur. Je vous souhaite surtout
et avant tout la santé, de bons livres bien sûr, un peu d'argent, et beaucoup d'amour et d'amitié.
Par clochette
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Publié dans : Autres...
4
Mardi 29 décembre
2
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00:06

"Isabel était intelligente et généreuse, dotée d'une belle et libre nature, mais qu'allait-elle faire d'elle même ?Cette question était contraire aux règles car elle n'avait pas lieu d'être
posée à propos de la majorité des femmes. La plupart des femmes ne faisaient rien d'elles-mêmes ; elles attendaient passivement, dans des attitudes plus ou moins gracieuses, qu'un homme croisât
leur route et leur offrit une destinée. Isabel était originale parce qu'elle donnait l'impression d'avoir des projets personnels."
Alors celui là il était depuis un bon moment sur ma PAL (plus d'un an), depuis que je m'étais régalée en lisant L'excuse de Julie Wolkenstein, qui reprenait la trame de ce roman qu'elle m'avait donné
envie de lire.
Dès les premières pages, j'ai été envoûtée par ce talentueux récit qui ne raconte pas grand chose si ce n'est l'histoire de cette cousine américaine, dont tout le monde tombe sous le charme. Oui
mais voilà c'est si bien raconté que cela est un vrai plaisir à lire. Les dialogues sont frais, drôles, les personnages bien campés et savoureux.
Le titre du roman retrace d'ailleurs bien cette histoire, puisqu'il s'agit en effet avant tout d'un "Portrait de femme" : Isabelle, qui se retrouve orpheline, rejoint l'Europe à la demande
de sa tante suite à la mort de son père. Elle vient y chercher le "bonheur" et aucun homme n'est insensible à son charme : Ralph, son cousin, Lord Warburton, l'ami de son cousin, et bien
d'autres. A peine arrivée, elle a déjà deux demandes en mariage qu'elle repousse. Tout cela dans la bonne société anglaise où il est interdit de passer ne serait ce qu'une heure en présence
de deux hommes !
Mais elle plaît aussi aux femmes, et se lie d'amitié avec quelques unes. Malheureusement ce destin qui s'annonçait plutôt prometteur, notamment après qu'elle hérite de son oncle alors que sa
pauvreté aurait pu être une entrave, se délite...
Un "classique" que j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire et qui vient de rejoindre les rangs de ma bibliothèque. De ma PAL à ma BAL (bibliothèque à lire), il n'y a qu'un pas mais parfois
beaucoup de pages...
Je n'ai pas vu l'adaptation cinéma mais il est vrai qu'en général je suis déçue par les transpositions en film, donc...
Par clochette
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Publié dans : Littérature Etrangère
1
Samedi 26 décembre
6
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01:12

Ce n'est pas le nombre de cadeaux que j'ai reçus à Noël ni même le nombre de livres que j'ai lus cette année mais tout simplement le nombre de blogs de littérature qui officient sur la toile...
Voilà une bien belle liste, concoctée par Cuné et qui va nous permettre un bien beau surf en cette fin d'année. Ceci étant dit, je pensais qu'on était bien plus nombreuses que cela ! Pour voir la
liste, c'est ici ! Je suis tout de même
épatée par ce travail de titan, effectué par une de nos plus célèbres bloggeuses, pour recenser tous ces sites !
Par clochette
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Publié dans : La lecture et moi
3
Jeudi 24 décembre
4
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00:12

Quand on lui apprend qu'elle va mourir dans six mois, Véra Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna, d'où elle est partie il y a 24 ans, alors qu'elle était âgée de 15 ans et enceinte,
consciente du chagrin qu'elle causerait à sa grand mère. Lorsqu'elle arrive, une vieille femme qui semble avoir 110 ans l'apostrophe en lui disant "Ta grand-mère m'avait bien dit que tu
reviendrais".
Véra a en effet été élevée par sa grand mère, une femme magnifique, prostituée jusqu'à l'âge de 40 ans avant qu''elle ne devienne la meilleure pêcheuse de poissons volants , en vivant une vie
paisible dans sa cabane en bord de mer. C'était compter sans l'arrivée de Jeronimo, avec sa belle voiture, ses allures de jet setter, et son argent. Cet argent avec lequel il veut déloger Rose,
cette grand mère admirable, en lui expliquant que sa maisonnette cache la vue de la colline où il a décidé de planter sa luxueuse villa.
Sorte de fable intemporelle, Véronique Ovaldé plante le décor dans une île imaginaire et nous entraîne dans un nouveau roman, aux personnages fantasques et universels. Elle dresse le destin de
trois femmes, qui vont mettre au monde une fille de façon inattendue et devoir l'élever seule en dissimulant l'identité du père, nous permettant de nous interroger sur la psychogénéalogie,
ou cette façon de revivre souvent de façon inconsciente le destin de nos ancêtres. Car jamais rien n'est dit entre les mères et leurs filles pour expliquer ce qui s'est réellement passé
dans leur vie, pour en faire des filles mères.
Marie en parle beaucoup mieux que moi, en nous offrant en prime une passionnante interview de Véronique Ovaldé.
Ma critique du précédent roman de Véronique Ovaldé "Et mon coeur transparent"
Par clochette
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Publié dans : Rentrée littéraire 2009
3
Lundi 21 décembre
1
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00:05

L'Ikigami, c'est un préavis de mort qui vous annonce que vous allez mourir 24 heures plus tard.
Dans l'univers où se déroule ce manga, un jeune sur 1000 entre 18 et 24 ans est en effet abitrairement condamné à mort. Tous les enfants sont vaccinés à leur entrée à l'école et dans 0.1 % des
vaccins sont introduits des nano capsules spéciales qui éclateront entre 18 et 24 ans, provoquant ainsi la mort de ces jeunes. Mais ce n'est que 24 h avant le décès qu'ils apprennent qu'ils
sont les tristes victimes de cette macabre loi. Le pays entend ainsi assurer la prospérité de la nation, en rappelant la valeur de la vie. Depuis l'entrée en vigueur de cette loi, les actes de
suicide et de délinquance ont d'ailleurs diminué. Quant aux familles des décédés, elles reçoivent de l'état une "pension de prospérité nationale".
Le problème, c'est que quand vous apprenez qu'il ne vous reste que 24 heures à vivre, vous pouvez être amené à vous venger de camarades qui vous ont martyrisés, comme le fait Yosube, qui garde
encore les séquelles des sévices qu'il a subis, et qui entend bien de ce fait obtenir réparation avant de mourir. Ou alors de trouver rapidement un sens à son existence, en essayant de s'amender
de certaines erreurs ou maladresses du passé.
Nous suivons Fujimoto, fonctionnaire apathique, dont le travail est de livrer ces ikigamis. Ainsi, deux à trois fois par mois il se rend chez les malheureux qui ont reçu en injection cette
capsule mortelle. Il a le droit d'étudier leur dossier, sans doute pour pouvoir "amoindrir" le choc de la nouvelle, en fonction des personnes à qui il a affaire.
Oeuvre d'anticipation, ce manga est un très bon seinen. J'ai été séduite et passionnée par cette bande dessinée qui fait la part belle à la science fiction, et que j'ai trouvée de grande qualité
: suspens, scénario bien ficelé, réflexion sur le sens de nos actes, j'ai dévoré les trois premiers tomes et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin !
C'est donc vous le voyez un gros coup de coeur pour moi !
Par clochette
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Publié dans : Bd/Manga
2
Vendredi 18 décembre
5
18
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00:32

"Dix années, c'est long. Il y a des choses qui peuvent se perdre pendant tout ce temps".
Après avoir fait une incursion de plus de dix ans dans notre monde, Doigt de Poussière n'a qu'une envie : retrouver le livre et l'histoire d'où il vient. Malheureusement, Farid, qu'il aimerait
emmener avec lui, reste sur place...
Ce dernier, un brin dépité, va alors rejoindre Meggie et ses parents dont la mère Resa a réussi elle aussi à fuir ce livre, dans lequel elle s'était retrouvée éloignée des siens. La voilà
maintenant heureuse de vivre une vie normale avec son mari et sa fille. Seulement Meggie, elle, n'a qu'une envie, c'est rejoindre ce monde d'encre dont sa mère lui a tant parlé, un monde de fées
et d'elfes. Malgré les mises en garde que son père ne cesse de professer, Meggie pense que le monde que décrit sa mère est bien plus excitant que celui dans lequel elle vit et elle
n'a pas envie de tenir compte des conseils qu'il lui donne. Alors c'est avec Farid qu'elle s'enfuira, pour rejoindre la littérature et son monde magique où elle retrouvera Doigt de
Poussière mais aussi le méchant Capricorne et bien d'autres créatures...
J'avais quitté "Coeur d'encre" quasiment en même temps que le petit collège rural où je bossais à l'époque. Et en sortant de la librairie en tenant au bras "Sang d'encre", cette formidable suite,
je tombe sur Chantal, une collègue d'alors, avec qui j'avais partagé cette lecture (et bien d'autres). Il y a parfois de curieux hasards et j'ai trouvé ça tout bonnement
incroyable !!
Je me suis replongée avec bonheur dans ce deuxième volet de ce qui s'annonce comme une trilogie (chouette !) avec une nouvelle intrigue qui se remet en place à la fois vite et lentement, le temps
de bien nous remettre en mémoire les innombrables personnages de cette merveilleuse histoire : Mo alias Doigt de Poussière le père de Meggie, sa mère, mais aussi Elinor, la formidable
bibliothécaire, Gwin, la marte apprivoisée, danseur de nuage, devenu messager ou encore le méchant Basta.
On navigue avec bonheur d'un monde à l'autre, le nôtre où restent les parents de Meggie, et celui de l'encre où Doigt de Poussière retrouve dix ans après les personnages qu'il a cotoyés il
y a bien longtemps, ces gens qu'il avait tout fait pour oublier, sans succès. Et où se retrouve Meggie, qui, comme tout adolescente, a besoin de quitter ses parents, malgré tout l'amour qu'elle
leur porte, pour faire ses expériences.
Encore un livre sur le souvenir, la mémoire, mais aussi sur l'amour, l'amitié, et sur la magie des livres et de la littérature.
Un roman de grande qualité, que j'ai savouré avec un immense plaisir.
Et un petit clin d'oeil à Anaïs, qui fête ses 20 ans aujourd'hui !
Par clochette
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Publié dans : Jeunesse 13 ans et plus
6
Lundi 14 décembre
1
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/12
/Déc
00:14
Un soir de mars 1964, à New-York,
une jeune femme de 30 ans, drôle et jolie, qui rentre du bar où elle travaille se fait agresser et meurt après avoir reçu 38 coups de couteau, faisant un banal entrefilet dans le journal "Une
habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle". Si ce fait divers a marqué les esprits et est encore baptisé du nom de "Syndrome Kitty Genovese", c'est parce que 38
personnes, toutes voisines, ont été témoins de la scène du crime et aucune n'est intervenue. Seul un couple a finalement appelé la police, mais lorsque la patrouille est arrivée sur place
deux minutes après, il était trop tard.
Didier Decoin met en scène dans ce roman les deux seuls voisins absents ce soir là et qui sont hantés par cette question : qu'aurions nous fait ?
Une étude a montré que plus le nombre de témoins est important lors d'une scène d'agression, moins les gens bougent. Autrement dit si nous n'hésitons pas à intervenir lorsque nous sommes seuls à
être témoin d'un délit, nous nous sentons déresponsabilisés par la présence d'autres personnes, chacun pensant que quelqu'un d'autre va faire le nécessaire. Et c'est ainsi que personne ne fait
rien et qu'un meurtre est commis malgré la présence d'individus qui étaient en capacité de réagir.
Ce roman met en scène un journaliste. Le New York Times décide en effet de confier l'enquête à un de ses reporters Martin Gansberg, Il se penche donc sur ce drame, en interrogeant le chef
de la police, les voisins absents et ceux qui étaient présents, afin d'essayer de comprendre.
Une enquête poignante sur un fait divers dramatique qui ne peut que nous interpeller sur le fonctionnement humain.
"D"après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière
leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient pris le temps d'enfiler une robe de chambre. Aucun n'a tenté quoi que ce soit pour porter secours à la pauvre
petite. Pas même un coup de téléphone. Non, même pas ça. A 3h50 l'un d'eux s'est enfin décidé à appeler la police. Il y avait une voiture en patrouille pas très loin, il ne lui a fallu que deux
minutes pour arriver sur les lieux. Il était trop tard."
Ce livre m'a fait penser au film "I comme Icare", où un des personnages n'hésite pas à programmer des décharges électriques sur un homme visiblement à bout de souffle, dans la mesure où un
médecin censé compétent lui dit que l'expérience peut continuer. De même, face à une scène de violence, notre sentiment de responsabilité s'amoindrit en fonction du nombre de personnes présentes
sur les lieux. Si personne ne bouge, pourquoi le ferions nous ? Ce livre fait réfléchir et froid dans le dos.
Par clochette
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Publié dans : Rentrée littéraire 2009
2
Jeudi 10 décembre
4
10
/12
/Déc
00:29
J'ai emprunté cette bande dessinée en bibliothèque, attirée par le graphisme que je trouvais sympa, séduite par le titre aussi et par le format novateur (entre manga poche et bd classique),
souple et facile à manipuler. Et temps qu'à faire, j'ai emprunté aussi le tome 2 "Celle que je voudrais être". Mais il me faut patienter pour mettre la main sur le tome 3 "Celle que je suis", qui
n'est pas encore sorti. J'ai été emballée par ces deux premiers volumes qui m'ont replongée dans mon adolescence !
Valentine est en 3ème (mais parait avoir 17 ans) et c'est la rentrée, elle retrouve ses camarades de classe et mène sa vie au lycée entre ses copines, les cigarettes grillées en cachette de la
pionne, les relations avec les garçons, les cours et les interros où on compte sur sa voisine, les premières boums. Mais Valentine comme toutes les ados se cherche, a envie de plaire et soigne
son look, elle rêve la nuit dans son lit (formidables dessins), mange en regardant la télé, sous le regard bienveillant de sa mère qui aimerait l'emmener lui acheter un nouveau manteau et
s'inquiète de son bien être.
Valentine est amoureuse en secret de Félix, personne ne le sait, au lycée elle le croise et elle n'espère qu'une chose : qu'il la remarque, qu'il lui parle, qu'il l'embrasse...
J'ai eu l'impression d'être revenue 30 ans en arrière, j'ai trouvé beaucoup de moi dans cette attachante Valentine, qui vit sans le savoir des années d'insouciance, les premiers émois, le début
des véritables relations humaines, les premiers questionnements aussi sur "qui suis je ? où vais je ? et surtout avec qui ?".
30 ans après, je garde beaucoup de nostalgie de cette heureuse période, et de nombreux moments oubliés me sont remontés à la surface à la lecture de cette bande dessinée.
L'auteur a créé le personnage de Valentine alors qu'elle était encore aux Beaux Arts et c'est avec bonheur qu'elle le reprend pour faire de cette fille à la jupe à carreaux une superbe histoire
pleine de tendresse et d'authenticité (vous vous souvenez quand on retournait notre verre à la cantine pour voir quel âge on avait ?!), bourrée de charme, avec des graphismes en noir et blanc
magnifiques.
A proposer d'urgence aux lycéennes, à mon avis succès garanti !
Ma copine de jogging Karine a elle aussi beaucoup aimé !
Je dédie cette critique à mon amie Brigitte, 45 ans aujourd'hui, avec qui j'ai partagé tant de récréations et d'amours cachés, et avec qui je partage encore toujours, 30 ans après, beaucoup
de petits et grands secrets !
Par clochette
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Publié dans : Bd/Manga
3
Lundi 7 décembre
1
07
/12
/Déc
00:13
Mais qui sont ces optimistes qui hantent les 750 pages de ce premier roman ? Tout simplement des immigrés fuyant l'Europe de l'Est au temps de la guerre froide, lorsque les
écrivains -Camus, Sartre, Kessel- commençaient à se poser des questions face à la rigueur du communisme soviétique -une belle idée il est vrai-, et qu'ils se retrouvaient dans l'arrière
salle d'un café parisien pour écrire ou jouer aux cartes.
C'est en suivant la vie de Michel, âgé de 12 ans en 1959, que nous savourons cette épopée d'un temps et d'un monde bel et bien révolu, l'époque du rock'n roll et de la guerre d'Algérie.
Lecteur compulsif et fan de baby-foot "le baby foot c'est comme le vélo, cela ne s'oublie pas", cet attachant jeune garçon, lycéen à Henri IV, rencontre des gens qui ont tous passé
le rideau de fer pour sauver leur vie, en abandonnant travail, famille, amis, patrie. Et à Paris c'est auprès des intellectuels, grâce à qui ils trouvent parfois des traductions à faire, de
quoi gagner un peu d'argent pour pouvoir manger, que ces réfugiés politiques vont tenter de survivre, en faisant de mémorables parties d'échecs et en gardant un optimisme à toute
épreuve. L'heure n'est pas à l'amertume ni aux regrets mais plutôt aux regards tournés vers l'avenir et vers un monde meilleur.
Un premier livre très réussi, qui reconstitue bien cette époque, fait le portrait d'une génération bien différente de celle d'aujourd'hui et des préoccupations actuelles, tout en ayant un regard
bienveillant sur la période de l'adolescence qui, elle, est universelle : les relations de Michel et son frère avec leurs parents aux milieux si différents, son incompréhention face aux
choix politiques et amoureux de ce frère à la fois si proche et si lointain, son premier coup de coeur amoureux -superbe-, les conflits de génération, la découverte d'un monde qu'il essaie de
comprendre. On s'y croirait, on aurait envie d'y être.
Livre politique qui ne fait pourtant pas de politique, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, dont je trouve le titre par ailleurs magnifique. Je l'ai savouré par petites
touches, sans jamais perdre le fil des magniques personnages et moments qui le parcourent.
Une très bonne surprise de cette rentrée littéraire 2009.
L'avis d'Amanda Meyre,
une de mes complices du prix Elle 2009
Celui de Laurence, du Bilioblog
Et celui d'Annabelle, très enthousiaste
Et j'ai appris par Marie, ma fidèle complice du net, qu'il avait remporté le Goncourt des lycéens. Super !
Par clochette
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Publié dans : Rentrée littéraire 2009
4
Ont écrit...