En deux mots...

Auto portrait

Ce que j'aime par dessus tout : mes enfants, mon travail, la littérature, danser le rock et le madison, buller dans mon appart, aller à un cours de step

Ce que je n'aime pas : devoir prendre l'avion, croiser un chat, être en panne (de voiture, d'ordinateur...)

Ce qui me rend agressive : être dérangée au téléphone par des gens qui veulent me vendre une cuisine, une assurance vie, un nouveau forfait téléphonique...

J'aime les gens : chaleureux, qui me font rire, qui me protègent, qui ne se prennent pas au sérieux, les gens tendres et gentils, spontanés


Ce qui m'épate : la technique (le téléphone qui sonne, la lumière qui s'allume...)

Ce qui me déconcerte : la nature humaine
  

Au fil du temps

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Crée ton Blog

Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 00:02


Il y a presque 4 ans, je publiais  ma première critique sur ce blog.

Aujourd'hui est venu le temps de le refermer. Je pars vers d'autres aventures, tout aussi passionnantes et enrichissantes.

Merci de votre amitié et de votre fidélité, qui m'ont été précieuses au cours de ces quelques années. 

Et merci de tous vos commentaires, qui affluent ce matin. Une fois n'est pas coutume, je ne les publierai pas mais les garde bien au chaud de mon coeur. Et oui, promis, je continuerai à vous rendre visite et à vous donner de mes nouvelles sur vos blogs respectifs. A très bientôt donc...

Par clochette - Publié dans : Autres...
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /Déc /2009 00:05

"
"Avez vous déjà essayé d'expliquer à un jeune comment on téléphonait à l'époque de son grand-père ? Impossible de lui faire imaginer qu'il fallait mettre l'index dans un cadran rond avec des trous en face de chaque numéro. Quand, par manque de chance, le doigt dérapait, il fallait tout recommencer à zéro. Chaque fois, il fallait composer entièrement le numéro : pas de mémoire ni de carnet d'adresses intégré. Impossible de joindre son meilleur pote sans passer par les parents qui répondaient au téléphone, et qui, parfois, exerçaient un véritable filtre".

On ne le dira jamais assez, internet est une véritable révolution et d'autant plus que nos enfants sont maintenant et contrairement à nous des "digitals natives", c'est-à-dire des personnes qui sont nées avec internet. L'ordinateur n'a donc aucun secret pour eux. Quand nous  appréhendons encore de faire certaines  mises à jour ou que nous nous échinons avec maladresse à trouver certaines applications, eux pianotent sans complexe et utilisent ce formidable outil en étant incroyablement  à l'aise. L'auteur de ce livre revient sur cette révolution numérique,  l'avènement de google, des blogs, du e-commerce, en analysant  ses avantages et ses dérives.

Cette première phase du livre est sans aucun doute celle qui m'a le plus intéressée, même si on n'y apprend pas  pas grand chose mais c'est est en quelque sorte une photocopie amusante et attractive de notre monde d'aujourd'hui, à l'ère du technologique. La seconde partie, qui s'attaque à la place croissante des femmes dans la société, m'a parue moins pertinente. En effet, il me semble que cette woman révolution est plutôt celle des années 50 à 70 que du 21ème siècle. Pour moi ce combat reste celui d'un autre siècle, déjà mené et gagné par nos grands-mères. Je suis donc restée sceptique et peu convaincue par cette analyse.

Enfin le Weather, le temps, ce temps qui passe si vite, et qui cet hiver encore nous a pris de cours avec la neige, et qui agite même les grands de ce monde réunis il y a encore peu à Copenhague. Entre ceux qui nous alertent en brandissant inlassablement  la menace écologique, ou ceux qui s'inquiètent de la  dérive consumériste et une de ses conséquences immédiate  la pollution, l'environnement est sans conteste l'enjeu à venir et une révolution encore à faire, comme nous l'explique ce livre, qui revient aussi largement sur le développement durable.

C'est avec ce documentaire plaisant sans être transcendant  que je termine l'année. Avec une grosse pensée pour Joël, 43 ans aujourd'hui, notre bon Joël (dixit Brigitte et ce n'est pas moi qui la contredirai !).

Et à l'aune de cette nouvelle année, je formule des voeux pour que 2010 permette à chacun d'entre vous de mener  à bien les projets qui lui tiennent le plus à coeur. Je vous souhaite surtout et avant tout la santé,  de bons livres bien sûr, un peu d'argent, et beaucoup d'amour et d'amitié.




Par clochette - Publié dans : Autres...
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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 00:06



"Isabel était intelligente et généreuse, dotée d'une belle et libre nature, mais qu'allait-elle faire d'elle même ?Cette question était contraire aux règles car elle n'avait pas lieu d'être posée à propos de la majorité des femmes. La plupart des femmes ne faisaient rien d'elles-mêmes ; elles attendaient passivement, dans des attitudes plus ou moins gracieuses, qu'un homme croisât leur route et leur offrit une destinée. Isabel était originale parce qu'elle donnait l'impression d'avoir des projets personnels."


Alors celui là il était depuis un bon moment sur ma PAL (plus d'un an), depuis que je m'étais régalée en lisant L'excuse de Julie Wolkenstein, qui reprenait la trame de ce roman qu'elle m'avait donné envie de lire.

Dès les premières pages, j'ai été envoûtée par ce talentueux récit qui ne raconte pas grand chose si ce n'est l'histoire de cette cousine américaine, dont tout le monde tombe sous le charme. Oui mais voilà c'est si bien raconté que cela est un vrai plaisir à lire. Les dialogues sont frais, drôles, les personnages bien campés et savoureux.

Le titre du roman retrace d'ailleurs bien cette histoire, puisqu'il s'agit en effet avant tout d'un "Portrait de femme" : Isabelle, qui se retrouve orpheline,  rejoint l'Europe à la demande de sa tante suite à la mort de son père. Elle vient y chercher le "bonheur" et aucun homme n'est insensible à son charme : Ralph, son cousin, Lord Warburton, l'ami de son cousin, et bien d'autres. A peine arrivée, elle a déjà deux demandes en mariage qu'elle repousse.  Tout cela dans la bonne société anglaise où il est interdit de passer ne serait ce qu'une heure en présence de deux hommes !

Mais elle plaît aussi aux femmes, et se lie d'amitié avec quelques unes. Malheureusement ce destin qui s'annonçait plutôt prometteur, notamment après qu'elle hérite de son oncle alors que sa pauvreté aurait pu être une entrave, se délite...

Un "classique" que j'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire et qui vient de rejoindre les rangs de ma bibliothèque. De ma PAL à ma BAL (bibliothèque à lire), il n'y a qu'un pas mais parfois beaucoup de pages...

Je n'ai pas vu l'adaptation cinéma mais il est vrai qu'en général je suis déçue par les transpositions en film, donc...

Par clochette - Publié dans : Littérature Etrangère
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 01:12


Ce n'est pas le nombre de cadeaux que j'ai reçus à Noël ni même le nombre de livres que j'ai lus cette année mais tout simplement le nombre de blogs de littérature qui officient sur la toile... Voilà une bien belle liste, concoctée par Cuné et qui va nous permettre un bien beau surf en cette fin d'année. Ceci étant dit, je pensais qu'on était bien plus nombreuses que cela ! Pour voir la liste, c'est ici ! Je suis tout de même épatée par ce travail de titan, effectué par une de nos plus célèbres bloggeuses, pour recenser tous ces sites !

Par clochette - Publié dans : La lecture et moi
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 00:12


Quand on lui apprend qu'elle va mourir dans six mois, Véra Candida abandonne tout pour retourner à Vatapuna, d'où elle est partie il y a 24 ans, alors qu'elle était âgée de 15 ans et enceinte, consciente du chagrin qu'elle causerait à sa grand mère.  Lorsqu'elle arrive, une vieille femme qui semble avoir 110 ans l'apostrophe en lui disant "Ta grand-mère m'avait bien dit que tu reviendrais".

Véra a en effet été élevée par sa grand mère, une femme magnifique, prostituée jusqu'à l'âge de 40 ans avant qu''elle ne devienne la meilleure pêcheuse de poissons volants , en vivant une vie paisible dans sa cabane en bord de mer. C'était compter sans l'arrivée de Jeronimo, avec sa belle voiture, ses allures de jet setter, et son argent. Cet argent avec lequel il veut déloger Rose, cette grand mère admirable, en lui expliquant que sa maisonnette cache la vue de la colline où il a décidé de planter sa luxueuse villa.

Sorte de fable intemporelle, Véronique Ovaldé plante le décor dans une île imaginaire et nous entraîne dans un nouveau roman, aux personnages fantasques et universels. Elle dresse le destin de trois femmes, qui vont mettre  au monde une fille de façon inattendue et devoir l'élever seule en dissimulant l'identité du père, nous permettant de nous interroger sur la psychogénéalogie, ou cette façon de revivre souvent de façon inconsciente le destin de nos ancêtres. Car jamais rien n'est dit entre les mères et leurs filles pour expliquer ce qui s'est réellement passé dans leur vie, pour en faire des filles mères.

 
Marie  en parle beaucoup mieux que moi, en nous offrant en prime une passionnante interview de Véronique Ovaldé.

Ma critique du précédent roman de Véronique Ovaldé "Et mon coeur transparent"

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 00:05



L'Ikigami, c'est un préavis de mort qui vous annonce que vous allez mourir 24 heures plus tard.

Dans l'univers où se déroule ce manga, un jeune sur 1000 entre 18 et 24 ans est en effet abitrairement condamné à mort. Tous les enfants sont vaccinés à leur entrée à l'école et dans 0.1 % des vaccins sont introduits des nano capsules spéciales qui éclateront entre 18 et 24 ans,  provoquant ainsi la mort de ces jeunes. Mais ce n'est que 24 h avant le décès qu'ils apprennent qu'ils sont les tristes victimes de cette macabre loi. Le pays entend ainsi assurer la prospérité de la nation, en rappelant la valeur de la vie. Depuis l'entrée en vigueur de cette loi, les actes de suicide et de délinquance ont d'ailleurs diminué. Quant aux  familles des décédés, elles  reçoivent de l'état une "pension de prospérité nationale".

Le problème, c'est que quand vous apprenez qu'il ne vous reste que 24 heures à vivre, vous pouvez être amené à vous venger de camarades qui vous ont martyrisés, comme le fait Yosube, qui garde encore les séquelles des sévices qu'il a subis, et qui entend bien de ce fait obtenir réparation avant de mourir. Ou alors de trouver rapidement un sens à son existence, en essayant de s'amender de certaines erreurs ou maladresses du passé.

Nous suivons Fujimoto, fonctionnaire apathique, dont le travail est de livrer ces ikigamis. Ainsi, deux à trois fois par mois il se rend chez les malheureux qui ont reçu en injection cette capsule mortelle. Il a le droit d'étudier leur dossier, sans doute pour pouvoir "amoindrir" le choc de la nouvelle, en fonction des personnes à qui il a affaire.

Oeuvre d'anticipation, ce manga est un très bon seinen. J'ai été séduite et passionnée par cette bande dessinée qui fait la part belle à la science fiction, et que j'ai trouvée de grande qualité : suspens, scénario bien ficelé, réflexion sur le sens de nos actes,  j'ai dévoré les trois premiers tomes et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin !

C'est donc vous le voyez un gros coup de coeur  pour moi !

Par clochette - Publié dans : Bd/Manga
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 00:32


"Dix années, c'est long. Il y a des choses qui peuvent se perdre pendant tout ce temps".


Après avoir fait une incursion de plus de dix ans dans notre monde, Doigt de Poussière n'a qu'une envie : retrouver le livre et l'histoire d'où il vient. Malheureusement, Farid, qu'il aimerait emmener avec lui, reste sur place...

Ce dernier, un brin dépité, va alors rejoindre Meggie et ses parents dont la mère Resa a réussi elle aussi à fuir ce livre, dans lequel elle s'était retrouvée éloignée des siens. La voilà maintenant heureuse de vivre une vie normale avec son mari et sa fille. Seulement Meggie, elle, n'a qu'une envie, c'est rejoindre ce monde d'encre dont sa mère lui a tant parlé, un monde de fées et d'elfes.  Malgré les mises en garde que son père ne cesse de professer,  Meggie pense que le monde que décrit sa mère est bien plus excitant que celui dans lequel elle vit et elle n'a pas envie de tenir compte des conseils qu'il lui donne. Alors c'est avec Farid  qu'elle s'enfuira, pour rejoindre la littérature et son monde magique où elle retrouvera Doigt de Poussière mais aussi le méchant Capricorne et bien d'autres créatures...

J'avais quitté "Coeur d'encre" quasiment en même temps que le petit collège rural où je bossais à l'époque. Et en sortant de la librairie en tenant au bras "Sang d'encre", cette formidable suite, je tombe sur Chantal, une collègue d'alors, avec qui j'avais  partagé cette lecture (et bien d'autres).  Il y a parfois de curieux hasards et j'ai trouvé ça tout bonnement incroyable !! 

Je me suis replongée avec bonheur dans ce deuxième volet de ce qui s'annonce comme une trilogie (chouette !) avec une nouvelle intrigue qui se remet en place à la fois vite et lentement, le temps de bien nous remettre en mémoire les innombrables personnages de cette merveilleuse histoire : Mo alias Doigt de Poussière le père de Meggie, sa mère, mais  aussi Elinor, la formidable bibliothécaire, Gwin, la marte apprivoisée, danseur de nuage, devenu messager ou encore le méchant Basta.

On navigue avec bonheur d'un monde à l'autre, le nôtre où restent les parents de Meggie, et celui de l'encre où  Doigt de Poussière retrouve dix ans après les personnages qu'il a cotoyés il y a bien longtemps, ces gens qu'il avait tout fait pour oublier, sans succès. Et où se retrouve Meggie, qui, comme tout adolescente, a besoin de quitter ses parents, malgré tout l'amour qu'elle leur porte,  pour faire ses expériences.

Encore un livre sur le souvenir, la mémoire, mais aussi sur l'amour, l'amitié, et sur la magie des livres et de la littérature.
 
Un roman de grande qualité, que j'ai savouré  avec un immense plaisir.

Et un petit clin d'oeil à Anaïs, qui fête ses 20 ans aujourd'hui !

Par clochette - Publié dans : Jeunesse 13 ans et plus
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 00:14

Un soir de mars 1964, à New-York, une jeune femme de 30 ans, drôle et jolie, qui rentre du bar où elle travaille se fait agresser et meurt après avoir reçu 38 coups de couteau, faisant un banal entrefilet dans le journal "Une habitante du quartier meurt poignardée devant chez elle".  Si ce fait divers a marqué les esprits et est encore baptisé du nom de "Syndrome Kitty Genovese", c'est parce que 38 personnes, toutes voisines,  ont été témoins de la scène du crime et aucune n'est intervenue. Seul un couple a finalement appelé la police, mais lorsque la patrouille est arrivée sur place deux minutes après, il était trop tard.

Didier Decoin met en scène dans ce roman les deux seuls voisins absents ce soir là et qui sont hantés par cette question : qu'aurions nous fait ?

Une étude a montré que plus le nombre de témoins est important lors d'une scène d'agression, moins les gens bougent. Autrement dit si nous n'hésitons pas à intervenir lorsque nous sommes seuls à être témoin d'un délit, nous nous sentons déresponsabilisés par la présence d'autres personnes, chacun pensant que quelqu'un d'autre va faire le nécessaire. Et c'est ainsi que personne ne fait rien et qu'un meurtre est commis malgré la présence d'individus qui étaient en capacité de réagir.

Ce roman met en scène un journaliste. Le New York Times décide en effet de confier l'enquête à un de ses reporters Martin Gansberg, Il se penche donc sur ce drame, en interrogeant  le chef de la police, les voisins absents et ceux qui étaient présents, afin d'essayer de comprendre.

Une enquête poignante sur un fait divers dramatique qui ne peut que nous interpeller sur le fonctionnement humain.

"D"après le rapport des flics, ils étaient trente-huit. Trente-huit témoins, hommes et femmes, à assister pendant plus d'une demi heure au martyre de Kitty Genovese. Bien au chaud derrière leurs fenêtres. Certains entortillés dans une couverture, d'autres qui avaient  pris le temps d'enfiler une robe de chambre. Aucun n'a tenté quoi que ce soit pour porter secours à la pauvre petite. Pas même un coup de téléphone. Non, même pas ça. A 3h50 l'un d'eux s'est enfin décidé à appeler la police. Il y avait une voiture en patrouille pas très loin, il ne lui a fallu que deux minutes pour arriver sur les lieux. Il était trop tard."

Ce livre m'a fait penser au film "I comme Icare", où un des personnages n'hésite pas à programmer des décharges électriques sur un homme visiblement à bout de souffle, dans la mesure où un médecin censé compétent lui dit que l'expérience peut continuer. De même, face à une scène de violence, notre sentiment de responsabilité s'amoindrit en fonction du nombre de personnes présentes sur les lieux. Si personne ne bouge, pourquoi le ferions nous ? Ce livre fait réfléchir et froid dans le dos.

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 00:29



J'ai emprunté cette bande dessinée en bibliothèque, attirée par le graphisme que je trouvais sympa, séduite par le titre aussi et par le format novateur (entre manga poche et bd classique), souple et facile à manipuler. Et temps qu'à faire, j'ai emprunté aussi le tome 2 "Celle que je voudrais être". Mais il me faut patienter pour mettre la main sur le tome 3 "Celle que je suis", qui n'est pas encore sorti. J'ai été emballée par ces deux premiers volumes qui m'ont replongée dans mon adolescence !

Valentine est en 3ème (mais parait avoir 17 ans) et c'est la rentrée, elle retrouve ses camarades de classe et mène sa vie au lycée entre ses copines, les cigarettes grillées en cachette de la pionne, les relations avec les garçons, les cours et les interros où on compte sur sa voisine, les premières boums. Mais Valentine comme toutes les ados se cherche, a envie de plaire et soigne son look, elle rêve la nuit  dans son lit (formidables dessins), mange en regardant la télé, sous le regard bienveillant de sa mère qui aimerait l'emmener lui acheter un nouveau manteau et s'inquiète de son bien être.

Valentine est amoureuse en secret de Félix, personne ne le sait, au lycée elle le croise et elle n'espère qu'une chose : qu'il la remarque, qu'il lui parle, qu'il l'embrasse...

J'ai eu l'impression d'être revenue 30 ans en arrière, j'ai trouvé beaucoup de moi dans cette attachante Valentine, qui vit sans le savoir des années d'insouciance, les premiers émois, le début des véritables relations humaines, les premiers questionnements aussi sur "qui suis je ? où vais je ? et surtout avec qui ?".

30 ans après, je garde beaucoup de nostalgie de cette heureuse période, et de nombreux moments oubliés me sont remontés à la surface à la lecture de cette bande dessinée.

L'auteur a créé le personnage de Valentine alors qu'elle était encore aux Beaux Arts et c'est avec bonheur qu'elle le reprend pour faire de cette fille à la jupe à carreaux une superbe histoire pleine de tendresse et d'authenticité (vous vous souvenez quand on retournait notre verre à la cantine pour voir quel âge on avait ?!), bourrée de charme, avec des graphismes en noir et blanc magnifiques.

A proposer d'urgence aux lycéennes, à mon avis succès garanti !

Ma copine de jogging Karine a elle aussi beaucoup aimé !

Je dédie cette critique à mon amie Brigitte, 45 ans aujourd'hui, avec qui j'ai partagé tant de récréations et d'amours cachés, et avec qui je partage encore toujours, 30 ans après, beaucoup de petits et grands secrets !

Par clochette - Publié dans : Bd/Manga
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 00:13

Mais qui sont ces optimistes qui hantent les 750 pages de ce premier roman ? Tout simplement des immigrés fuyant l'Europe de l'Est au temps de la guerre froide, lorsque les écrivains -Camus, Sartre, Kessel- commençaient à se poser des questions face à la rigueur du communisme soviétique -une belle idée il est vrai-, et qu'ils se retrouvaient  dans l'arrière salle d'un café parisien  pour écrire ou jouer aux cartes.

C'est en suivant la vie de Michel, âgé de 12 ans en 1959, que nous savourons cette épopée d'un temps et d'un monde bel et bien révolu, l'époque du rock'n roll et de la guerre d'Algérie.

Lecteur compulsif et fan de baby-foot "le baby foot c'est comme le vélo, cela ne s'oublie pas", cet attachant jeune garçon, lycéen à Henri IV, rencontre des gens qui ont tous passé le rideau de fer  pour sauver leur vie, en abandonnant travail, famille, amis, patrie. Et à Paris c'est auprès des intellectuels, grâce à qui ils trouvent parfois des traductions à faire, de quoi gagner un peu d'argent pour pouvoir manger, que   ces réfugiés politiques vont tenter de survivre, en faisant de mémorables parties d'échecs et en gardant un optimisme à toute épreuve. L'heure n'est pas à l'amertume ni aux regrets mais plutôt aux regards tournés vers l'avenir et vers un monde meilleur.

Un premier livre très réussi, qui reconstitue bien cette époque, fait le portrait d'une génération bien différente de celle d'aujourd'hui et des préoccupations actuelles, tout en ayant un regard bienveillant sur la période de l'adolescence qui, elle, est universelle : les relations de Michel et son frère avec leurs parents aux milieux si différents, son incompréhention face aux choix politiques et amoureux de ce frère à la fois si proche et si lointain, son premier coup de coeur amoureux -superbe-, les conflits de génération, la découverte d'un monde qu'il essaie de comprendre. On s'y croirait, on aurait envie d'y être.

Livre politique qui ne fait  pourtant pas de politique, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, dont je trouve le titre  par ailleurs magnifique. Je l'ai savouré par petites touches, sans jamais perdre le fil des magniques personnages et moments qui le parcourent.

Une très bonne surprise de cette rentrée littéraire 2009.

L'avis d'Amanda Meyre, une de mes complices du prix Elle 2009

Celui de Laurence, du Bilioblog

Et celui d'Annabelle, très enthousiaste

 

Et j'ai appris par Marie, ma fidèle complice du net, qu'il avait remporté le Goncourt des lycéens. Super !

Par clochette - Publié dans : Rentrée littéraire 2009
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