"Parfois, il faut se tromper pour trouver le bon chemin"
Celui ci autant vous le dire tout de suite, je l'ai dévoré dès les premières pages, et je le reprenais dès que j'avais 5 minutes. Pourtant je m'étais tâtée pour le lire car j'avais lu une très
mauvaise critique. Mais aussi une très bonne. Alors je me suis dit que j'allais tenter ce nouveau livre paru en août 2009, d'autant que j'avais beaucoup aimé "La maladie de Sachs", récit du
quotidien d'un médecin généraliste et Les trois médecins, passionnante incursion
dans les longues années d'études de Bruno Sachs et de ses amis.
Nous voilà cette fois ci dans le service gynécologique d'un grand hôpital, dont le patron est un médecin généraliste qui a une réputation sulfureuse. Quand l'interne Jean Atwood est envoyée dans
ce service, c'est donc à reculons qu'elle s'y rend, avec plein d'a priori. Elle écoute sans guère d'empathie les plaintes des femmes venant consulter ce médecin parce que, le plus souvent, elles
ne supportent plus leur pilule. Elle, ce qui l'intéresse c'est le bloc opératoire, la chirurgie. Mais dès les premières consultations, l'interne brillante et pleine de certitudes qu'elle
est , est déstabilisés par les méthodes humaines voire humanistes de ce médecin, qui sait écouter ses patientes, bien loin de l'image qu'il véhicule.
Un drôle de face à face, entre deux personnes, un médecin et un homme comme on aimerait en rencontrer plus souvent, et une interne bardée de certitudes. Martin Winckler rend hommage aux
femmes, à leurs cycles, à leurs menstruations et à leur maternité parfois contrariée. Ce n'est pas le corps qu'il ausculte mais l'âme, les états d'âme de ce sexe dit faible, en s'interrogeant sur
les douleurs et les souffrances qu'elles véhiculent, dans leur vie de femme.
Martin Winckler, en plus d'être un grand médecin, est un grand écrivain mais aussi un grand homme, qui nous fait réfléchir sur nos rapports aux autres, l'attention et l'écoute qu'on leur
prête.
Et pourtant j'ai été déçue et gênée par la fin du roman. J'aurais aimé un autre dénouement et aux cinq étoiles du début ne subsistent du coup plus que les 3 étoiles que j'attribue à ce livre qui
est à la fois un traité de médecine vulgarisé et passionnant et un roman captivant et décevant pour moi dans sa seconde partie.
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"Il avait alors mis hors
service cette partie de lui qui croyait en l'avenir".
Au cours d'une sombre nuit,
Jack tue toute une famille. Mais lorsqu'il s'apprête à donner le coup de couteau final au petit dernier, il trouve à la place du bébé censé dormir dans le berceau un ours en peluche. Cet
enfant qui "faisait le désespoir autant que la joie de ses parents, car jamais on n'avait vu garçon plus doué pour explorer, grimer, se fourrer dans tous les recoins et s'en extirper"
vient de flirter avec la mort.
"Pendant un moment, le
frère et la soeur se dévisagèrent dans l'embrasure de la porte. Murdo avait l'impression que Bessie avait rétréci au cours des douze années pendant lesquelles il ne l'avait pas vue. Elle avait
les épaules arrondies et se tenait légèrement voûtée, presque comme si elle venait de recevoir un coup de poing dans le ventre. Elle avait les cheveux entièrement gris et tous ses traits étaient
devenus mous et relâchés, la peau de son visage ayant perdu son élasticité. Debout sur le seuil, sa mâchoire trembla, ses lèvres se serrèrent et ses yeux devinrent vitreux. Murdo eut honte de
lui".
"Nous
informons notre aimable clientèle que le magasin ferme ses portes dans quinze minutes. Merci de vous diriger vers les caisses. Nous vous souhaitons une agréable soirée"
Jean-Philippe Blondel, je le connaissais surtout pour ses romans adultes et son si émouvant
"Courir présente toute sorte d'avantages. Le premier, vous n'avez besoin de personne, aucun équipement spécialisé n'est indispensable. Inutile de vous rendre dans un
lieu particulier. Du moment que vous avez des chaussures de sport aux pieds et une bonne route, vous pouvez courir tout votre content. Ce n'est pas comme le tennis. Il vous faut rejoindre un
cours de tennis et avoir un partenaire. Vous pouvez certes nager seul, encore faut-il aller à la piscine".
Quelle bonne surprise
que ce roman jeunesse proposé par Anne lors de notre dernier comité et qui m'a fait passer un excellent moment.
Ont écrit...